Jean-Pierre LACOMBE
SAINT-MICHEL
Député du TARN et Général
sous la Révolution et l’Empire
(Saint-Michel de Vax, 5 mars 1753
– 27 janvier 1812)
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Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL naquit dans le château de Saint-Michel de Vax (Canton de Vaour dans le TARN) le 5 mars 1753, fils d’Eugène LACOMBE originaire de PENNE qui avait hérité de la co-seigneurie de Saint-Michel de Vax, et fils de Marie Antoinette Narcisse de BANCALIS de PRUINES ( originaire du Rouergue devenu ensuite l’Aveyron). Jean-Pierre Lacombe Saint-Michel rentre dans l’armée au service du roi de France à 14 ans comme élève surnuméraire au corps royal de l’artillerie.
Sa tante, Cécile LACOMBE SAINT-MICHEL épousa en 1755 GARRIGOU dont le fils Jean-Baptiste deviendra Maître des forges et obtiendra par la loi du 10 juin 1796, la concession des mines de fer de Penne et Puycelsi pour 30 ans. Il s’associera avec François Gabriel de SOLAGES.
Son grand-père paternel, Jean LACOMBE, était entré dans les ordres après le décès de son épouse Marie Anne de BANCALIS de LORMET de PRUINES en 1728.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL est titularisé lieutenant en second au régiment de TOUL en 1767. Il est capitaine d’artillerie en 1779, capitaine de bombardier en 1786 et va se tourner vers le mouvement porté par les Révolutionnaires. Pierre Choderlos de Laclos (l’auteur des liaisons dangereuses en 1782) était son capitaine-major et l’a initié en franc-maçonnerie.
Son régiment est à Paris en juin 1789 pour le maintien de l’ordre et il se déclare “ décidé à faire défection si le gouvernement veut employer la force contre le peuple ”. Le 12 juillet 1789, le Maréchal de Broglie ayant des doutes de sa fidélité l’éloigne de Paris avec son régiment. Il participera cependant activement à la prise de la Bastille avec les émeutiers.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL va alors alterner carrière politique
et carrière militaire.
Carrière parlementaire en tant
que représentant du TARN.
En 1790, il revient à Albi et se lance dans l’action politique et
milite pour les idées nouvelles.
Il est élu administrateur du département du Tarn, membre et
vice-président du Directoire du même département en août 1790.
De 1791 à 1798, Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL est député du TARN où
il siège à la Montagne. On le trouve à Paris comme membre du comité de Défense
générale aux côtés de Lazare Carnot, puis comme membre du Directoire du Tarn
(217 voix en 1791), ensuite comme secrétaire général de la Convention et enfin comme
membre du Comité de Salut Public de février à juin 1795.
On le retrouve en mission dans le Nord de la France.
En 1791, il sollicite Henry de PASCHAL de ROCHEGUDE, membre de
l’Assemblée Nationale pour le Tarn, lors des troubles de la région de LACAUNE.
Il lui écrit le 23 avril 1791 afin d’agir auprès de l’Assemblée
nationale : « … le département du Tarn… est celui du royaume où il y
a le plus de réfractaires à la loi : on y prêche ouvertement la
révolte »…
Rochegude lui répondit :
« Vous me trouverez toujours prêt à soutenir vos démarches tendant
au rétablissement de l’ordre et de la paix si nécessaire à l’achèvement de
notre ouvrage et sans lesquels il ne peut exister de bonheur pour le peuple
français ».
Le 4 septembre 1792, le corps électoral du Tarn ( les 109 électeurs
élus par les citoyens actifs) choisit les députés à la Convention. Il est élu
et avec Rochegude, ils sont deux militaires au milieu d’hommes de Loi. Avec
D’AUBERMESNIL de Castres, ils sont aussi 3 nobles.
LACOMBE SAINT-MICHEL est ami de DANTON et Montagnard. Jean-Louis CAMPMAS
de CARMAUX est aussi Montagnard. Le pasteur Alba LASOURCE fait partie de la
Gironde et montera sur l’échafaud à 30 ans le 31 octobre 1793. Rochegude est
homme de la Plaine, donc modéré.
Au procès de Louis XVI en Janvier 1793, il vote contre l’appel au
peuple, pour la mort et contre le sursis.
Mais la politique le déçoit et il réintègre l’armée dans le début de
1793, ce qui lui épargne probablement le sort de son ami Danton, guillotiné le
5 avril 1794 avec ses partisans.
Bouillant officier, il est affecté en Corse pour contrer la reprise du
pouvoir par Pascal Paoli soutenu par les Anglais de février1793 à avril 1794.
Il cumule alors les fonctions de représentant du peuple et de général en chef.
Il bat Paoli et est fait général et retourne à Paris pour siéger au Comité de
Salut Public après la chute de Robespierre.
Il a présenté à la Convention le 31 janvier 1795 un remarquable rapport
sur la situation du Corps de l’artillerie et sur les mesures à prendre pour sa
réorganisation dont certaines propositions ont constitué la base de loi
organique du 7 mai 1795.
Il déploie une belle énergie contre les réfractaires.
Réélu député du Tarn en octobre 1795 (130 voix), au conseil des Anciens
qu’il préside un moment an VI (1798) et VII (1799), il soutient le Directoire
lors du coup d’état du 18 fructidor.
Il contribua à la désignation d’ALBI comme nouveau chef lieu du
département de l’Albigeois au détriment de Castres jugée trop royaliste dans
son vote. Une lettre du 19 septembre 1797 du député LACOMBE SAINT-MICHEL au
ministre de la guerre au sujet des troubles royalistes dans le Castrais est
révélatrice de l’atmosphère qui régnait alors dans le Tarn.
« Songez, Citoyen Ministre, que Castres…Rodez ont levé l’étendard
de la révolte et que si des mesures promptes et efficaces ne sont pas prises
une Vendée terrible va s’établir dans le pays le plus difficile de
France ». Le Gouvernement envoya depuis Nîmes des troupes pour rétablir
l’ordre.
Des menaces pesant sur la haute administration du département amena ses
représentants à se réfugier sur ALBI. Le Commissaire du Directoire près
l’administration départementale, François DAUBERMESNIL, menacé d’attentat
royaliste, décida le transfert à ALBI de l’organisation administrative. ALBI
offrit le palais de la Berbie pour accueillir DAUBERMESNIL et le transfert
commença en septembre et le 17 novembre 1797 le nouveau chef lieu du
département de l’Albigeois était confirmé par le vote du conseil des Cinq Cents
et celui des Anciens dont Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL est président le 22
octobre 1797.
“ considérant que la commune de CASTRES est presque située sur la
frontière du département du Tarn, considérant que l’intérêt de la majorité des
habitants de ce département exige que l’administration principale soit
promptement établie dans une commune plus voisine de cette majorité ”. A
ces motifs le législateur eût pu en ajouter d’autres comme la suspension de la
municipalité castraise pour s’être montrée royaliste et avoir persécutée les
bons citoyens.
Le 30 décembre toute l’administration départementale était rassemblée à
Albi sans ne plus devoir quitter cette ville. Le caractère républicain
d’Albi et de ses environs était
récompensé et s’en trouva accru par la suite.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL s’impliqua sur l’aménagement de la Route départementale N°1 d’ALBI à CAHORS et qui fit l’objet du décret du 7 janvier 1813. (cette route passait par Saint-Antonin, SAINT MICHEL de VAX, TONNAC, FRAUSSEILLES, NOAILLES, Côte de Mascrabières.)
Carrière militaire.
Il est capitaine, comandant la 2ème compagnie d’artillerie à cheval le
31 mai 1792.
Commissaire à l’armée du Midi en août 1792.
Commissaire en Corse en février 1793 où il sera blessé à la jambe au
combat de Farinole dans le cap Corse. Il capturera et fera fusiller le chef des
troupes paolistes.
( Pascal PAOLI, soutenu par les Anglais dont Nelson qui perdit un œil à
Calvi, tentait une sécession avec la France).
Général de brigade en novembre 1793.
Commissaire à l’armée du Nord en juillet 1794.
Général de division d’artillerie le 13 juin 1798, il part en octobre de
la même année ambassadeur à Naples où il ne réussit pas; il est capturé à
son retour par un corsaire turc qui le livrera au bey de Tunis en 1799.
Il est nommé inspecteur général de l’artillerie le 20 mai 1799.
Général sous la Révolution et sous l’Empire, il sert en Italie en 1801
comme commandant par intérim de l’artillerie de l’armée d’Italie puis
commandant en chef de l’artillerie en République italienne de 1801 à 1805. De
MILAN il règle le cérémonial de la visite de l’empereur dans le royaume
d’Italie. Il est blessé le 22 décembre 1805 et cesse d’exercer sa fonction.
En 1806 on le retrouve en inspection à WESEL en Allemagne et le 7
octobre 1806 commandant en chef de l’artillerie du 8ème corps de la
Grande Armée lors de la campagne de Hanovre et Poméranie suédoise de 1806
à1807.
Il est à Perpignan comme commandant de la 1ère division
militaire en juin 1808, puis en Espagne (1809-1810) où il est gouverneur de Barcelone le 20
février 1810. Il s’engage dans les milices populaires et combat pendant l’hiver
sur le front d’Aragon.
Une violente douleur de
rhumatisme dans toute la partie des reins et d’arthrose aux extrémités l’oblige
à la retraite en 1810 après 47 ans de service sans interruption, 22 campagnes
et 4 blessures.
Chevalier de Saint Louis le 29 mai 1791
Membre de la Légion d’honneur le 11 décembre 1803.
Commandeur de la Légion d’honneur le 14 juin 1804.
Grand Officier de la Légion d’honneur le 27 juillet 1808.
Chevalier de la couronne de fer.
Sa famille et relations.
D’après un acte de reconnaissance de 1612, Saint-Michel de Vax
appartenait au Marquis de Milhars et au co-seigneur Louis de MARSSA.
Vers 1650, Louis de MARSA , fils de Jean, devint co-seigneur de
Saint-Michel en succédant à son père Jean de MARSSA et habitait Saint Antonin.
Il était appelé et signait « Monsieur de Saint-Michel ». Marié à
Marie-Anne de Puybérail de Lestang, ils eurent dix enfants.
Une fille Jeanne se mariera à Eugène LACOMBE, marchand cordier et bourgeois
de PENNE et fils de Jean et Catherine Vézio.
Eugène LACOMBE devint indirectement par ce mariage co-seigneur de
Saint-Michel de Vax, suite à un acte où son beau-frère Jean-Louis de
MARSSA lui en laissa la propriété au titre des sommes dues pour la dot de son
épouse; en 1698 il acheta la part royale sur cette terre. Le seigneur de
Milhars en possédait aussi la moitié, mais le château était aux LACOMBE qui
ainsi devinrent « LACOMBE SAINT-MICHEL ».
Le roi Louis XV en 1725, inféoda la moitié de ses droits seigneuriaux à
Jean LACOMBE et devient co-seigneur de
Saint-Michel de Vax. Ce Jean LACOMBE, grand-père de Jean-Pierre LACOMBE
SAINT-MICHEL nous mène à celui qui fut le seul personnage historique ayant
résidé au château de Saint-Michel de Vax.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL avait été marié en 1781 une première
fois et son épouse Marianne Hasselaër d’origine hollandaise fut enterrée près du
château au bord du Callepe qui est le nom du ruisseau qui traverse St Michel et
hors du cimetière catholique car elle était protestante. Il fit inscrire sur sa
pierre tombale :
« Marianne Hasselaër, aux beaux jours de la Grèce dans Sparte
aurait été citée en tout orgueil.
Elle eut en tout pays soit bergère soit princesse, fixé tous les
regards et reçu même accueil.
Elle vint au Caleppe et voici son cercueil. »
Il se remaria en l’an II, en pleine Terreur, avec Adélaïde MICOUD qu’il
sauva après qu’elle ait été incarcérée pour opinions royalistes.
Son frère cadet, Jean-Marie-Eugène, était royaliste et avait émigré. Il
était né en 1754 à Saint Michel de Vax et était capitaine d’artillerie à 45 ans
quand il émigra au moment de la Révolution à Point à Pitre.
Il était revenu clandestinement en 1798 pour animer un centre de
chouannerie du Nord Aveyron du côté de Montsalvy sur les bords du Lot. C’est en
revenant de voir sa famille à Saint-Michel de Vax, qu’il fut arrêté à Espinas
près de Caylus. Il fut conduit devant la commission militaire siégeant à
Périgueux qui le 29 mai 1799 le condamna à mort en application des lois votées
par son frère. Il fut fusillé à Périgueux le même jour.
Jean-Pierre avait écrit au Préfet de la Charente-Maritime qu’il a
toutes raisons de croire que son frère a été tué à l’armée du Rhin et que le
prisonnier ne peut être qu’un imposteur.
C’est cette opposition entre
Jean-Pierre le révolutionnaire et son frère le royaliste que Claude SIMON son
descendant, prix Nobel de littérature en 1985, en fera le thème central dans
son roman les “ Géorgiques ” publié en 1981. ( Claude SIMON né en
1913, avait pour mère Suzanne de NAMIEL qui appartenait à la noblesse du
ROUSSILLON et descendait de Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL. Son père Antoine
SIMON est capitaine d’infanterie et décède le 27 août 1914 près de Verdun)
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL est installé à PARIS près de
l’Assemblée, son salon se trouvait être un rendez-vous ordinaires de nombreux
conventionnels. ( La délégation tarnaise habitait près de l’église Saint
Sulpice, rue du vieux Colombier ; Rochegude habitait l’hôtel de Saxe de la
même rue ) Après la Terreur, il hébergera le fils du chevalier de SOLAGES,
François-Gabriel, héritier des terres de CARMAUX et un peu son parent par les
PRUINES, qui était alors poursuivi par ces mêmes conventionnels. Il ne sera pas
trahi par son hôte.
En janvier 1795 il envisage son retour sur Albi avec Jean-Louis
CAMPMAS. Le voyage ne se fera pas. LACOMBE étant nommé au Comité de Salut
Public et CAMPMAS doit s’occuper de la loi générale sur les mines.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL eut un fils, Eugène Maurice Henri que
l’on retrouve comme enseigne de vaisseau dans la marine impériale. Il sera son
héritier universel.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL sera harcelé de demandes d’argent par
sa seconde femme et par son fils. Il leur répond que les revenus du domaine
sont engloutis par ses dettes.
Jean-Piere LACOMBE SAINT-MICHEL a connu Bernard-François BALSSA
originaire de CANEZAC ( commune de MONTIRAT) sur les bords du VIAUR. La
cousine germaine de LACOMBE SAINT-MICHEL, Marie-Brigitte LACOMBE de
BLANCHEFORT, née à La REGAUDIE non loin de Canezac, a épousé en 1777 Jean
BALSSA, le frère cadet de Bernard-François
Bernard-François BALSSA a démarré comme simple secrétaire de notaire à ALBI
en 1766 et on peut conçevoir qu’avec la protection et l’appui de Jean-Pierre
LACOMBE SAINT-MICHEL, l’ancien secrétaire au conseil du Roi ait pu se retrouver
au secrétariat du ministre de la Marine en 1792, puis responsable du bureau
central des fourrages de l’armée du Nord. Il était lui aussi entré en franc
maçonnerie. La page révolutionnaire tournée, Bernard-François BALSSA,
quinquagénaire avait mis fin à son célibat en épousant une Parisienne de dix
neuf ans, et, directeur des Vivres de la XXIIème région militaire à Tours,
s’accoutumait à la vie familiale. A l’occasion du baptême de sa fille Laure, il
prenait, en 1802, la particule, et son fils aîné devenait, dans sa troisième
année, Honoré de BALZAC (1799-1850).
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL
rencontra à PARIS à partir de 1789 Madame Eléonore de LAPEROUSE qui était
hébergée à PARIS chez la famille POURRAT et à LOUVECIENNES par la famille LE
COULTEUX et avaient CHODERLOS de LACLOS comme relation commune. ( la banque LE
COULTEUX avait financé Jacques Cartier et Champlain et avait des exclusivités
commerciales avec les territoires espagnols du Pacifique…)
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL a été emporté dans un engrenage
d’évènements dont il n’a pas dirigé les mouvements mais qui ont fait
l’Histoire. Partout où il était à travers l’Europe il n’oublia jamais Saint-Michel
de Vax et son château dont il gérait l’exploitation à distance en écrivant
régulièrement ses instructions à son intendante Batti. C’est lui qui fera
raccourcir les tours de son château de part et d’autres de la terrasse et
jugées trop ostentatoires pour un révolutionnaire. Une légende orale raconte
que le Seigneur Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL fit détruire en une nuit les
toits des tours dépassant de trop, de peur d’être lui aussi « pris à
partie par le peuple ».
En 1848, son descendant a tout
vendu et le château a été démantelé sauf deux tours et une porte telles qu’on
peut les voir à ce jour.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL finit sa vie à 61 ans sur une chaise
que déplace sur la terrasse de son château de Saint-Michel de Vax sa fidèle
gouvernante en suivant la marche du soleil…
Il décède le 27 janvier 1812 à 7 heures du soir à la suite d’un coup de sang ( attaque d’apoplexie), en ayant réglé dans les moindres détails toute sa succession. Témoins, Jean Antoine BOYER, aubergiste, et Jean FABRE, forgeron, déclareront le décès devant Louis FABRE, Maire de Saint-Michel de Vax.
En mars 1812, son aide de camp a embaumé son cœur et demande s’il doit
le faire transporter à Paris pour y être déposé au Panthéon. Le 16 avril, il
est répondu de l’envoyer pour y être déposé, au palais de la Légion d’Honneur. Son
cœur sera ensuite jeté à la Seine par les communards en 1870. Son corps fut
inhumé dans un tombeau situé dans l’ancien cimetière derrière l’église et qui a
disparu laissant aujourd’hui une place avec le monument aux morts et la route.
Une croix de pierre posée sur sa tombe se trouve aujourd’hui tout en haut du
clocher. Il semble que tous les ossements recueillis dans l’ancien cimetière
ont été déposés dans une fouille à l’intérieur du cimetière actuel.
Les fonctions éminentes qu’il a remplies n’ont pas augmenté son
patrimoine et le 14 février 1812, sa veuve sera conduite à demander à Napoléon
puis à Louis XVIII une pension.
Jean-Pierre LACOMBE SAINT-MICHEL sera un des rares généraux d’Empire à
n’avoir pas été doté ni titré par l’empereur.
Mars 2008
Jean-Paul MARION
Le portrait qui illustre la plupart de ses biographies est issu d’un
album de dessins faits par Vicar en Italie de 1800 à 1804 et qui appartenait au
comte Primoli. Dans cet album figurent le général et Madame L.S.M. alors qu’ils
résidaient à Milan en 1803.
Sources :
SSABLT ALBI 22-23 Avril 1978 et
Revue du Tarn N°91 – Automne 1978 – Les minières de PENNE-PUYCELCI et les
forges de BRUNIQUEL - Raymond GRANIER
Revue du Tarn d’Automne 1981 – Jean ROQUES
La riche vie de Bernard-François BALSSA – Jean ROQUES – LA DEPECHE 17
octobre 1999
La vie prodigieuse de Bernard-François BALSSA. Aus sources historiques
de la Comédie Humaine – Jean-Louis DEGA – Ed SUBERVIE, Rodez 1998 ( source
importante résultat de 20 ans de recherches originales sur la famille LACOMBE
SAINT-MICHEL.
Dictionnaire des Tarnais
Annuaire du département du Tarn de 1858
Département du Tarn – BASTIE
Le Département du Tarn au XIXème siècle de Charles PORTAL.
La révolution dans le Tarn – Henri BRU
Les GEORGIQUES de Claude SIMON.
Service historique de l’armée de terre à Vincennes. Ref 7 yd 300
Midi Pyrénées - de René MAURIES en 1991
PRUINES et PRUNOLS – Jacky MAZARS et François ROLLAND – 2004
Un albigeois dans la Royale : ROCHEGUDE marin et homme des
lumières – Robert FABRE – Mai 1989
La Révolution dans nos villages racontée par les Aînés Ruraux du Tarn.-
1989
Vieilles pierres – ROQUEREINE- Raymond GRANIER - 1981
L’Albigeois – Connaissance du Tarn page 141 – 1974
Documents épars du Colonel Albert de Bourdes – page 619
Glanures sur Saint-Michel de Vax (San Michaele de Vaxio):
Le village est situé
sur la ligne de partage des eaux des vallées de l’Aveyron vers PENNE et
FENEYROLS. Au temps des anciens chemins, c’était un passage obligatoire entre
le Quercy (via Saint Antonin) et l’Albigeois ( Via TONNAC). La région des
Causses est un habitat très ancien des Gaulois ; l’abbé Cathala, curé de
St Michel, y avait dénombré une centaine de dolmens. L’origine du nom peut être
une déformation de la consonance BATZ signifiant « lieu de réunion ».
Cette vallée portait le nom de Combes de Batz.
Vers le VIème siècle, des moines venus probablement du centre
bénédictin de Saint Antonin, s’installèrent dans une grotte et lui donnèrent le
nom de combe de St Michel afin de conjurer les esprits celtiques rodant autour
des nombreux dolmens.
Vers 1200, le premier seigneur fut un certain CAUSAC ou CAIZAC ou
CAHUZAC qui fit naître le village de Saint-Michel de Vax.
Il fit construire un château flanqué de quatre tours et plusieurs
dépendances.
Le 28 octobre 1445 Jean de CAHUZAC, habitant et consul de CORDES,
acquiert le four communal de Saint Michel parce que les consuls ne pouvaient
pas fournir au receveur diocésain la somme due pour la taille. Qualifié de
Seigneur, les habitants devaient faire moudre le blé au moulin seigneurial
suivant le tarif de Saint Antonin. Il épousa le 2 mars 1451 Bonne de SALLES qui
habitait Cordes.
Vers 1568, Saint-Michel de Vax fut occupé par les protestants venus de
Saint Antonin et ruiné.
En 1572-1576 on trouve Jacquette de Lambert dite Lamothe-Lambert,
seigneuresse de Saint-Michel et appelée « Mademoiselle de
Saint-Miquel » après avoir épousée Raymond ou Antoine CAISAC d’une branche
de Sain Antonin. Elle était protestante.
Vers 1600 François CAISAC ou de CAHUZAC, co-seigneur de Saint-Michel
convertit au catholicisme en 1598 épousa Jeanne ou Suzanne d’Antraygues des
ondes. Elle mourut en 1648.
Suzanne CAISAC, mariée avec noble Jean de CALMEILLES, résident à Saint
Antonin. Le 27 avril 1649 elle échange avec noble Jean de Marsa, sieur de Las
Teularies ( venu de La Bastide Marsa), la place et seigneurie de Saint Michel,
avec château, pigeonnier à huit pieds… contre des maisons sises à Saint
Antonin.
Jacquette, sœur de Jeanne garda une partie de Saint Michel et le
château de Roquereine avec le Sobirol, la Sudrie et Lissard qui seront vendus
le 4 février 1620 à François de la Prune.
En 1684, un consul de Sain-Antonin est noble Louis de MARSSA, seigneur de LESTANG.
En 1718 on trouve à Saint-Antonin, noble Jean-Baptiste de MARSSA, sieur
de LESTANG.