Village de Milhars – Tarn – France
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www.milhars.com
milhars@caramail.com
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Localisation – Activités – Découverte – Histoire – Habitants – Voisinage
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Repères historiques – Dolmens – Dynasties – 1er Millénaire – Royauté – Chronologies
- Monographie – La peste – Synoptique
– Vie religieuse – Juin 1940 – Monument aux morts
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La borne miliaire

Les bornes
milliaires étaient disposées le long des voies romaines et indiquaient chaque
mille (environ 1,5 km) les distances entre les
différentes villes de l'Empire.
La première voie,
construite en 312 avant J.-C sur ordre du censeur Appius Claudius, est la Via Appia .
Elle relie Rome à Brindes sur plus de 700 km et est
notamment bordée de tombeaux sur 20 km à la sortie de
Rome.
Leur rôle est d'
abord militaire : elles sont empruntées par les légions, mais servent aussi au
"cursus publicus" (service postal officiel)
et aux transports. 29 routes partent de Rome
en éventail, formant une
véritable toile d' araignée qui a
fait dire que
"Tous les chemins mènent à
Rome".
L'unité
itinéraire adoptée par les Romains fut le «milliarium»
de mille pas, chacun de 5 pieds, soit 1481.47 m. En Gaule on compta en lieues
gauloises de 1500 pas, un mille et demi, soit 2 222 m. De mille en mille pas
étaient plantées des bornes cylindriques ou carrées, hautes de 3 à 7 et 8
pieds. Faites en marbre ou en granit, ces bornes milliaires marquaient les
divisions itinéraires de la route.
Elles offraient
le plus ordinairement une base cubique de 0,50 m à 0,55 m de côté, qui servait
à les fixer en terre, un fût cylindrique de 0,40 m à 0,50 m de diamètre pour
une hauteur allant de 1,50 m à 2 m. Dans les provinces elles portaient
l'indication des distances aux villes ou aux stations voisines; souvent aussi
une inscription en l'honneur du souverain, ou du fonctionnaire qui avait fait
construire ou réparer la voie. On en a trouvé de 150 à 200 en France. Voici un
exemple des indications figurant sur la borne milliaire de Mirabel (Ardèche),
(Dédicace à Antonin-le-Pieux) : lMP
(ERATORE) CAESARE T. AELIO HADR(IANO) ANTONINO AUG(USTO) PIC, P(ATRE)
P(ATRIAE), TRIB(UNICIA) POT(ESTATE) VII CO(N) S(ULE) lll
M(lLLlA) P(ASSUUM) X. (Année 145. Distance : 10
milles, soit 15 km de Alba Helviorum
(Aps en Vivarais) sur une route secondaire d'Aps à Aubenas.)
Les soldats
romains devaient parcourir 20 milles en 5 heures, soit 29,600 km; ceci au pas ordinaire. Au «pas plein» ils couvraient 24
milles soit 35,500 km; ils portaient une charge de 30
kg.

La Préhistoire 5000 à
2500 ans avant J.-C.
On retrouve diverses traces
d'une vie humaine sur l'implantation de l'actuelle commune à l'époque dite
de la "pierre polie", soit de
5000 à 2500 ans avant J.-C.
Deux vestiges de
constructions Mégalithiques encore visibles de nos jours témoignent de cette
présence:
- Le Dolmen du Roc de la
Vierge dont 586 pièces diverses ont été retrouvées aux alentours et qui a
sa pierre plate fendue en deux parties.
- Le Dolmen de Grézelles dont une vingtaine de pièces ont
été récupérées autour du site.
De l' Époque Romaine à
l'an Mille
Les romains posèrent une
borne milliaire en un endroit qui s'appela "Miliacum"
et situé sur une voie romaine reliant l'Albigeois au Rouergue et au Quercy, à
l'emplacement qui au fil des siècles, deviendra Milhars
(prononcer millar).
Un camp romain devait même
se trouver sur le plateau actuel dénommé aujourd'hui "le parc", tout
en haut du vieux village, derrière le
château, lieu à l'altitude élevée et qui constituait une position stratégique idéale pour la surveillance de la allée du Cérou et de son confluent avec l'Aveyron.
Ils sont présents sur les
bords de l'Aveyron comme peuvent en témoigner des restes de poteries remontés
lors de labours.
A la chute de l'Empire
Romain, comme dans toute la région, le lieu fut traversé et occupé, tour à
tour, par les Vandales (peuple
Germanique), les Wisigoths (branche des Goths dans la région Danubienne), les
Francs et les Sarrazins.
"La guérison
miraculeuse" la légende de Saint Didier
En l'an 654, sous le règne
de Sigebert, roi d'Austrasie, le corps de St Didier, évêque de Cahors et
trésorier de Dagobert, traversait Milhars. Il était
transporté par ses domestiques pour être enseveli dans sa bonne ville de Cahors
où se situait l'église qu'il avait
gouvernée durant 26 ans. Une femme possédée du démon fut amenée auprès
du cercueil. A peine en eut elle touché le bord, qu'aussitôt disparurent
l'obsession de son âme et les tourments de son corps.
De l'
an Mille à la Révolution 1258
-1690
Milhars sera d' abord rattaché aux Comtes de Toulouse puis
retournera à la Couronne de France sous Saint - Louis en 1258.
Durant la guerre de Cent Ans,
au début de 1351, différents seigneurs en seront les gérants :
- Géraud DE CASAUBAN
- Ratier DE CASTELNAU DE
VAUX
- Raymond DE CASTELNAU DE
VAUX
- Arnaud IV BERAIL
- Géraud BERAIL
- Jean BERAIL
Cette place forte servira à
défendre la vallée du Cérou, voie de passage
naturelle en bordure de l'impénétrable forêt de Grésigne.
De 1550 à 1625, durant les
guerres de religion, Milhars sera partagé entre deux
zones d'influence:
- Celle de Cordes, tenue par
les Papistes
- Celle de Saint-Antonin sous influence des Huguenots (protestants).
On connaît pendant cette période une alternance de
combats, de démolitions, de pillages et de reconstructions. En 1574, on
considère que Milhars est ruiné. La Paix ne reviendra
qu' en 1625.
Durant deux siècles de 1450
à 1683, la famille CAZILLAC sera
propriétaire du château avec les titres successifs de Seigneur, de Baron, puis
de Marquis de Milhars.
Les armoiries de la famille
des DE CAZILLAC
De 1683 à la révolution,
deux autres familles en obtiendront la jouissance : la famille LAMOIGNON et la
famille REY DE SAINT-GERY.
La période la plus faste se
situera aux alentours de 1690 : Milhars
deviendra un marquisat prospère. Le
château sera reconstruit en 1630 par Maître ORADOU, Maître maçon de Toulouse et
aura l'aspect qu’on lui connaît de nos jours.
Une canalisation amènera
l'eau de la "Mère de Dieu" et alimentera un lac situé sur "le
Parc".
L’histoire du lac du parc
Un capucin (ordre très lié
avec la famille du seigneur de Milhars), habile à
découvrir les sources, capta en 1636 les
eaux claires et abondantes de la Mère de Dieu (source du Bonnan).
Après un parcours de 5 km, elles se déversaient par
gravité, empruntant une canalisation aménagée à cet effet et dont on
retrouve encore aujourd' hui
quelques vestiges, au lieu-dit "Le Parc". Un lac artificiel près du
château était ainsi constitué, vaste
réserve d'eau, avec vivier où les barques pouvaient évoluer.
En 1678 on enregistre le
décès par noyade dans le creux du Lac du Parc de Monsieur le Marquis de
VILLENEUVE, 24 ans, de NOAILLES. Cette installation fut démolie à la Révolution
et le parc fut recouvert de vignes et aujourd'hui de céréales.
Le grand colombier du
château sera construit sur la rive droite du Cérou.
L' Epoque Révolutionnaire 1790 - 1794
En 1790, Milhars
est Chef lieu de Canton
En 1793, le château devient
résidence sans rapport.
Le 6 juillet 1794, le
dernier Marquis de Milhars, Clément Jean Augustin de
Saint Gery est exécuté place du Trône à Paris. C'est
l'un des derniers à connaître le drame de la terreur qui prit fin le 27
juillet 1794. Le château deviendra par la suite la maison
communale où fonctionnaient la Mairie et l'Ecole Publique.
L' Epoque
Contemporaine 1864 - 1997
La construction de
l'immeuble abritant de nos jours la Mairie et l'Ecole Publique, situé sur la
place des marronniers, fut réalisée grâce à la vente du château à un négociant
albigeois, Monsieur ROUMIGIERE.
Le 24 octobre 1864 : sur la
voie ferrée reliant Paris par Capdenac qui vient d'être terminée, le premier
train à vapeur circula.
En 1910, les Milharsais découvrent l'énergie électrique grâce à un
alternateur entraîné par une turbine installée dans le moulin sur le Cérou.
En 1914, le village compte
1000 habitants mais la population sera gravement touchée par la Première Guerre
mondiale.
En 1920, le château devient
la propriété de l'écrivain Charles GENIAUX. La commune de Milhars
compte à cette époque 52 exploitations agricoles.
En 1948, le peintre belge
Albert LEMAITRE, professeur à l'Académie Royale des Beaux Arts de Liège,
devient propriétaire du château.
Depuis 1975, Madame
LAMBORELLE, élève du peintre et sa légataire, en est la propriétaire.
En 1950, construction d' une nouvelle canalisation d' eau avec installation d' un
réservoir au Parc.
En 1980, Milhars
ne compte plus que 7 exploitations agricoles.
En 1990, Milhars
compte 316 habitants lors du recensement
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