Monographie sur le village castral de :
MILHARS ( Tarn)
aux limites de l’ALBIGEOIS,
du ROUERGUE et du QUERCY
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Histoire
reconstituée après différentes recherches sur les personnages qui eurent des droits
sur la châtellenie de MILHARS. Par Paul et Jean-Paul
MARION.

HISTOIRE sur MILHARS
(TARN) aux confins de l’ALBIGEOIS, ROUERGUE et
QUERCY, et sur les personnages qui
gérèrent les charges afférentes à la châtellenie.
Il semble que MILHARS appartenait à
l’époque romaine à une ligne de postes échelonnés le long de l’Aveyron à partir
de NAJAC et jusqu’à BRUNIQUEL où l’invasion romaine avait établi ses quartiers.
Ainsi la conquête romaine stationnait sur cette ligne de séparation entre les
RUTHENES « libres » au-delà de la rive droite de l’AVEYRON et du
VIAUR, et les RUTHENES « provinciaux » incorporés à la
Narbonnaise. La notion de « Talvéra » y est
omniprésente, comme limite, extrémité difficile à franchir. « Les contes del Drac » évoquent la frontière mystérieuse et
sombre, d’un monde de la nuit, de l’imaginaire, refuge d’éléments irrationnels.
Dans ces forêts et vallées encaissées du bas Rouergue et du Ségala, sur les
pentes, parmi les rochers se cachent les exclus, les hommes des schismes, des
hérésies, des résistances.
L’ancienne province romaine prit le nom de
Gaule Narbonnaise regroupant les peuplades d’origine Celtique comme les
Ruthènes provinciaux, les Umbranici, les Eleutheri, les Tasconenses et
dont la capitale était Bourges. Le territoire de Milhars
semble appartenir aux Rutheni Eleutheri
( entre Albi et Rodez selon César).
Dans la suite, la Gaule fut partagée en
quatre provinces et l’Aquitaine eut notre pays dans sa circonscription avec
comme capitale Bordeaux. ( Sous Octave-Auguste
vers l’an 0 ).
A partir de l’an 300, notre territoire
appartient à l’Aquitaine 1ère ayant comme capitale Bourges.
A partir de l’an 400, la Gaule retourne au
régime des cités celtiques indépendantes dont l’administration est prise en main
par le clergé catholique.
MILIACUM, son
nom d’origine, correspond à une borne milliaire d’une route gallo-romaine, qui
faisait communiquer l’Albigeois avec le Quercy probablement par la ligne de
crête partant de La Drèche, franchissant le Cérou à
Monestiés et remontant vers Le Ségur, Sommard et La Colombarié. (On signale en 655 le passage à Milhars de la dépouille de Saint Didier vers sa ville
épiscopale de CAHORS). Le gué de LEXOS ( en amont des
confluents du CEROU, de la SEYE avec l’AVEYRON ) était en effet bien connu à la
sortie des vallées de la Seye et du Bonnan pour ceux
qui venaient de CAHORS (DIVONA) ou pour ceux qui venaient du haut Rouergue par
Najac pour se rendre en Languedoc soit
vers BEZIERS ou vers Gaillac et Toulouse.
Les photos
aériennes de la commune font apparaître l’emplacement de constructions de
l’époque celtique et romaine confirmées par les poteries que les labours ont
permis de remonter. Un habitat de l’époque celtique est attesté à Arnac (Al Claus) sur la rive droite de l’Aveyron et de
l’époque romaine, un site d’habitat à Féneyrols entre
le village et l’église, un site religieux à Loubers
puis un tuilier à Sommard.
La circulation se faisait par les crêtes et on
utilisait les vallées comme BONNAN, la Seye ou la Bonnette pour accéder aux
gués de franchissement des rivières. C’était l’époque où l’on se déplaçait
principalement à pied ou à cheval. A Milhars, le
rocher interdisait tout passage le long de la rive gauche du CEROU. Ce n’est que vers le XVIIIème
siècle qu’une carrière fut ouverte pour en extraire les pierres de construction
des maisons du village et ouvrir un passage vers le moulin-scierie
de la Garenne.
Vers l’an 900, lors du développement des
abbayes, les terres de MILHARS étaient sur le territoire de Saint-Antonin issu du district administratif de CONDATES
sur les terres du Comte de ROUERGUE. Ce district constituait une marche
semblable à une viguerie (vicariae). Il est à peu près certain que son nom de CONDATES
s’appliquait à des localités placées sur des confluents avec l’Aveyron ( Bonnette, Seye, Bonnnan, Cérou, Baye, Viaur). Saint-Antonin,
qui fut fondé par LOUIS II le Bègue (877-879), roi
d’Aquitaine et organisateur du système féodal, abritera un atelier monétaire à l’époque
mérovingienne. Sa circonscription constituait une sorte de marche avancée à
l’ouest du Rouergue, entre le Causse et la forêt de la Grésigne.
En
751 Pépin le Bref se rend maître de l’Albigeois et du Rouergue lors de la
chasse des Sarrasins hors de France fonde le monastère de Saint-Antonin.
C’est en 887 que l’évêque FOLCRAD assiste à la
translation des reliques de Saint-Antonin reçue en
l’abbaye fondée par le Roi Louis et dont la cité deviendra le siège d’une
vicomté dans le Bas-Rouergue intégrée dans le domaine
des comtes de TOULOUSE. (Premier vicomte Isarn I 1032-1051)
Avant l’an Mil, sont attestés dans la partie
rouergate proche de Milhars, les châteaux de Parisot ( 838 et 961, forteresse
publique), Castelmary sur le Viaur ( 961 et 1004,
forteresse privé ), Najac (1007), Saint-Antonin (
972, 1007)
Vers l’an 1000, les terres de MILHARS
étaient sur le territoire de la vicomté de Saint-Antonin.
Les vicomtes de Saint-Antonin avaient des droits de péage sur TONNAC, LA
BARTHE, MOUZIEYS jusqu’en 1229. Ces lieux étaient-ils les points de limites des
vicomtés de Saint-Antonin et de Trencavel
en Albigeois ?
Il est certain que les terres de la rive gauche de
l’Aveyron de Saint-Antonin jusqu’à Laguépie étaient sur le territoire de la vicomté de SAINT-ANTONIN mais jusqu’où dans la vallée du Cérou ?. Les moines de Saint
Antonin avaient aussi des terres dans la vallée de Bonnan
et probablement une grange désignée aujourd’hui comme « le
monastère ».
Vers 1182, les frères FANGUELS représentent le
comte RAIMON V (+1194) dans la région de VAOUR et BRUNIQUEL. Vers 1190, Raymond
V recherche à étendre son influence sur
le Bas-Quercy. Il négocie une alliance avec l’Abbé
d’Aurillac qui avait investit le Bas-Rouergue et le Bas-Quercy en créant des doyennés
( Clayrac, Varen ).
L’abbé ayant besoin d’un appui militaire contre les bourgeois d’Aurillac
devient l’allié de Raymond V. En retour l’abbé et son couvent renoncèrent à
tout ce qu’ils possédaient sur TONNAC et PUYCELSI.
C’est ainsi que Raymond V étendit son domaine en Albigeois contrôlé par la
vicomté de Saint-Antonin.
Les fiefs de SAINT-MARCEL, CAHUZAC et PENNE étaient
bien sur les terres de la vicomté d’ALBI appartenant à la famille TRENCAVEL.
Le site de Milhars était
situé sur un éperon rocheux entouré d’eau et aurait pu convenir à l’édification
d’un castela. A t’il existé et quel type de
construction a habité Géraud de CAZAUBON
en 1281 quand il s’est installé à Milhars ?
Les TRENCAVEL, vassaux du Comte de TOULOUSE (tout
comme les vicomtes de Saint-Antonin), avaient le
siège de la vicomté à Carcassonne. Dans l’Albigeois, leur château était depuis
l’origine à AMBIALET, puis celui à ALBI au castel nuevo.
On sait
l'inimitié qui existait entre le Comte de Toulouse et le vicomte de Trencavel et conduisit à la dénonciation du fléau hérétique
qui sévissait dans les terres albigeoises et saint antoninoise
en 1177. La vicomté de Saint Antonin adopta aussi les idées de cette nouvelle
religion. La mission pontificale de 1178, l'excommunication des vicomtes, puis
du comte, la décision prise au concile de Latran de déclarer l'Albigeois comme
terre d'hérésie, le traité de Meaux en 1229, l’inquisition qui s’installe en
1233, conduisirent (vers 1240) Raymond VII à confisquer les biens des fauteurs
et des protecteurs de l'hérésie pour sauvegarder ses dernières possessions.
On notera que l’un des derniers Bons Hommes fut
Philippe d’ALAYRAC, capturé et emprisonné à
Carcassonne par les inquisiteurs en 1309. La Curade,
au pied d’ALAYRAC ( commune
de VINDRAC) était une halte pour les Cathares qui se déplaçaient de l’Albigeois
vers le Quercy.
En 1211 et
1212 Simon de MONTFORT (+ 1218) est dans l'Albigeois conduisant la croisade
contre les hérétiques Cathares. Il assiège et détruit ST MARCEL, ST MARTIN
LAGUEPIE et ST ANTONIN ( qui deviendra ville royale en
1227 sous Louis IX et connut son développement avec le pruneau, le safran et
les draps de laine ). Milhars ne devait pas posséder
de château ou forteresse lors du passage des croisés du Nord. Peut être un Castela, sorte de tour d’observation pour contrôler
l’entrée dans les vallées de Bonnan et du Cérou ?
En 1219, le jeune Raymond VII reconquiert les
territoires de son père : Agenais, Quercy et Rouergue.
Les terres de MILHARS sont englobées dans la
communauté de CORDES créé par RAYMOND VII (+1249) en 1222, et situé sur le territoire des comtes de TOULOUSE et de
ROUERGUE. En 1229, le traité de Meaux rétablit Raymond VII dans sa
possession du Rouergue, Nord Albigeois et Quercy.
Le plus loin que nous connaissions permet de dire que
le site de MILHARS a appartenu vers 1260 à Guillaume de LAVISTOUR dont
tous les biens seront confisqués par suite de sa participation à l'hérésie
Cathare. Le fief revient à Bertrand de la ROCA ( ou de
la ROQUE ) qui possédait par ailleurs des terres sur LOUBERS et AMARENS, puis
Guillaume de la ROQUE. Cette famille seigneuriale est signalée résidente
probablement à Saint Marcel en 1090 lors du mariage de Hugues de la ROQUE avec
Guillemette fille de TRENCAVEL et veuve d’Aton
vicomte de BRUNIQUEL. La famille de la ROQUE est présente à CORDES dès sa
création et proche de Raymond VII. ( en 1190 Icher de LAROQUE , prieur des Hospitaliers en Albigeois
cède une partie de son territoire pour fonder la place forte de Lacapelle-Ségalar).
Vers 1246, un personnage du nom de Raimond d'ALFARO semble avoir autorité sur les terres de Milhars en tant que Viguier de Toulouse. Il était le fils
de Huc, chef de routiers Navarrais qui s'était mis au service de RAIMOND VI et
participa aux opérations militaires contre les croisés du Nord venus affronter
les Albigeois (1211 - 1229). Huc avait épousé Guillemette, la fille naturelle
de Raimond VI.
1255 Alphonse de Poitiers met en place une administration et créant une
sénéchaussée qui recouvre le Rouergue et le Nord Albigeois.
Pierre VITALS est bailli en 1258 des terres de Milhars; Raymond de CHATEAUNEUF lui succéda et en 1287 il
leva un droit de péage sur les habitants de CORDES pour passage sur ses terres.
1261 - En juin 1261, suite à un inventaire
demandé par le roi de France, Géraud de CAZAUBON tient en fief franc du Comte
de Toulouse, Alphonse de Poitiers époux de Jeanne de Toulouse, le château de
MILHARS sur le diocèse d’Albi avec tous ses droits.
1271 - Les terres des Comtes de TOULOUSE appartiennent maintenant ( application du traité de MEAUX en 1229 ) à la couronne de FRANCE sous le règne de
Philippe III le Hardi, après la disparition sans descendance d’Alphonse de
Poitiers (frère du roi Louis IX plus connu sous St Louis) et de la Comtesse
Jeanne de TOULOUSE fille unique de RAIMON VII.
1281 – C’est Eustache de BEAUMARCHES, lieutenant du roi
en Languedoc et sénéchal de TOULOUSE et
d'ALBI (1272-1295) qui attribue au nom
du Roi de FRANCE Philippe III le HARDI (1245 -1285), à Géraud IV de CAZAUBON la
baronnie de MILHARS et de FENEYROLS (en 1281) avec droit de haute et basse
justice et qui comprenait 23 paroisses (ALAYRAC, MARNAVES, MONTROSIER,
MOUZIEYS, CORDES, CAMPES, ST MARCEL, CANTARANE, CORNUT, TESSONNIERES, TONNAC,
VIEUX dont le Moulin de la Tour situé sur la commune de Cahuzac,
MILHARS...). Cette attribution s’opère en échange et abandon de tous droits sur
FLEURANCE et le comté de GAURE situé au centre du domaine d'ARMAGNAC
(Terres et château de SOMPUY puis SEMPUY, aujourd’hui SAINT PUY (entre
FLEURANCE et CONDOM) et où verra le jour
Blaise de MONLUC qui s’illustra dans la guerre contre les protestants au XVI ème Siècle dans notre région). Le comté de GAURE était en
930 une annexe du comté de FEZENSAC et le premier seigneur de CAZAUBON est le
comte de GAURE Frédelon, fils de Guillaume, Comte de FEZENSAC. La descendance de Frédelon
tombe dans l’obscurité pendant 2 siècles pour réapparaître en 1215 avec Géraud
de CAZAUBON qui va rendre hommage au roi de France à Montauban. Sa fidélité au
roi va lui devoir des déconvenues de la part de ses voisins.
L’attribution de la baronnie de Milhars
se fit en reconnaissance de sa lutte en 1272 contre les Comtes d'ARMAGNAC (Jean Géraud V seigneur
de LECTOURE), de FOIX Roger Bernard III (son beau frère), du vicomte de Béarn
Gaston IV de MONCADE (son beau père), qui avaient pris parti pour le Roi
d'ANGLETERRE et recherchaient leur indépendance. Le village de SOMPUY et le
château comtal furent détruits et les renforts d’Eustache de BEAUMARCHES ne
purent arriver à temps.
Le roi est à
TOULOUSE en Mai 1272 et est amené à régler la situation des comtes tentés de
s’insurger contre la volonté royale.
Géraud de CAZAUBON, baron de Milhars,
décède le 12 Mars 1295. Il a été le fondateur en 1273 de la bastide de
FLEURANCE au bord du GERS et un grand donateur à
l’abbaye de Condom. Il sera à Condom en 1281 comme témoin du traité que le roi
d’Aragon exigeait d’Edouard 1er, roi d’Angleterre, pour délivrer le
prince de Salerne, son beau frère.
Son épouse, Marqueste de
PINS de la famille des comtes de l’ISLE JOURDAIN, perdit la vie dans la
dernière bataille contre les ARMAGNACS.
Le cri des tenanciers de GAURE était alors
« Saint Maurice et Cazaubon ». Profondément catholique il invoquait
la protection de Notre Dame.
La seigneurie de CAZAUBON passera à Faydide, sœur de Géraud, mariée à Jourdain IV, seigneur de
l’Isle Jourdain. Cette famille administrera le comté pendant quelques temps
pour revenir en 1338 aux Armagnacs.
MILHARS est alors à la limite des Pays des
CADURCIENS, des RUTHENES et des ALBIGEOIS.
Qu’existait il à Milhars à
cette époque pour que Géraud de CAZAUBON s’y installe alors que d’autres
paroisses du territoire attribué étaient mieux dotées en bâtiment ? Une tour de
guet ou déjà une forteresse ? A t’il fait construire quelque bâtiment ?
1282-1291 - Fille aînée - Comtesse Anne de CAZAUBON épouse Ratier II de CASTELNAU des VAUX
(MONTRATIER)(originaire du QUERCY, famille des de
GOURDON) qui reçut la baronnie en dot et devient Baron de MILHARS en octobre
1282 sous Philippe IV le BEL (1268 -1314)
Ratier II était un proche de Géraud de
CAZAUBON en prenant part aux batailles contre les ARMAGNACS. Concernant son
épouse elle était reconnue par de nombreux prétendants par :
« sa beauté,
ses vertus, sa bonté envers les pauvres l’avaient rendu chère aux habitants de
la contrée et l’idole de nombreux vassaux prétendants » .
Son frère Géraud décéda peu après son père et sans
enfant.
Ratier II meurt en 1291 en laissant 2 fils et 3
filles.
Ratier II de CASTELNAU des VAUX a créé en 1250 la
bastide de CASTELNAU de MONTRATIER en remplacement de la bourgade de
CASTENELNAU des VAUX établie en contrebas de la colline et qui avait été
détruite par SIMON de MONTFORT en 1214. En 1270 Alphonse de Poitiers fonde la
bastide de MOLIERES en paréage avec Ratier de CASTELNAU car elle se trouve
située sur ses terres.
Ainsi, on peut s'interroger pourquoi Géraud de
CAZAUBON fondateur de la bastide de FLEURANCE et RATIER II fondateur de la
bastide de CASTELNAU MONTRATIER n'ont pas été tenté par la création d'une bastide à MILHARS
? La configuration du terrain dit du "parc" le permettait avec les
protections naturelles du CEROU, du BONNAN et du RAVELIN. MILHARS était au
carrefour de communications par les vallées de BONNAN, du CEROU, de la SEYE et
de l'AVEYRON. La baronnie de MILHARS n'était elle qu'une possession de rapports
et titres pour les familles de CASTELNAU qui préférèrent séjourner sur leurs
terres et châteaux du Bas QUERCY comme à FLAUGNAC en pays des VAUX.
L'existence des bastides de CORDES, VERFEIL, CASTELNAU
de MONTMIRAL, NAJAC, SEPTFONDS et le développement de LAGUEPIE et SAINT ANTONIN
ne justifiait pas non plus la création d'une nouvelle
zone de peuplement.
1292-1305 - Fils aîné - Jean Ratier III
de CASTELNAU des VAUX devient Seigneur de MILHARS sous Philippe IV le BEL,
héritant de tous les biens situés entre le LOT et le TARN et dépendant de la
baronnie de CASTELNAU des VAUX.
Il participe à
la guerre de FLANDRE pour le rattachement à la couronne de France de ce
territoire déjà conquis. Il est blessé mortellement à MONS en PEVELE (1304). ( Philippe le BEL engagea 60 000 hommes et 12 000 chevaux
contre les Flamands. Le 18 août le combat fit 6 000 morts du côté Flamand
et
1 500 du côté des Français. La paix d’Athis en 1305 permettait à la Flandre de retrouver ses
biens et son comte Robert de Béthune
Il a 2 garçons, Ratier IV qui héritera de la baronnie
de CASTELNAU et épousera Hélène de PENNE de la Seigneurie de LA GUEPIE, et 2ème
fils Raymond qui héritera de la baronnie de MILHARS.
1305-1332 - 2ème Fils - Raymond de CASTELNAU des VAUX. Baron
de MILHARS et Seigneur de FENEYROLS,
QUERGOAL, MONTROZIER.
Epouse Germaine de FONTANES dont le père est aussi
co-Seigneur de FENEYROLS et bourgeois de Saint Antonin ( les
de FONTANES sont vicomtes de SAINT ANTONIN) sous Louis X le HUTIN (1289 -
1316). Il transige en effet avec les consuls de SAINT ANTONIN et obtient les
droits sur FENEYROLS, CARGOALE, CARRENDIER, MONTROZIER.
Ils eurent 5 filles et 3 fils qui devenus
ecclésiastiques furent exclus des successions.
1332-1398 - Fille aînée - Hélène de CASTELNAU des VAUX dite
« La dame de Milhars ».
Epouse le 31 janvier 1337 ARNAUD IV de BERAIL (1314
– 1398), Baron de CESSAC, Seigneur de THEMINES et MILHARS, fils aîné de 9
enfants de Raymond Ier BERAIL leur père (bourgeois de
CAHORS et seigneur de CESSAC et THEMINES) et Saure de PENNE, de LAGUEPIE. Ils résident à MILHARS vers 1367. (CESSAC ayant
été occupé par les ANGLAIS). Il avait hérité de son père de la seigneurie de
CESSAC, DOUELLE et en partie de PRADINES,
ayant appartenue aux évêques de CAHORS qui la gagère
en contre partie d’un prêt de la famille BERAIL pour financer le soutien à
l’armée de SIMON de MONTFORT. Les évêques ne pouvant rembourser, CESSAC devint
la propriété des BERAIL. Le château fut ensuite démoli
en 1424 à la demande des évêques pour qu’il ne fût convoité une nouvelle fois
par les anglais.
Les BERAIL étaient originaires de LABERAUDIE entre
CESSAC et CAHORS. Ils appuyèrent la candidature de leur compatriote
cadurcien Jacques DUEZE (dont la mère
était Hélène BERAIL de LABERAUDIE ? ) à la papauté
puisqu’il fût JEAN XXII pape en AVIGNON 1316 jusqu’à sa mort en 1334. Ce Pape
créa l’université de CAHORS en 1332 qui enseignait le droit, la théologie, la
médecine.
Arnaud IV de
BERAIL devient Baron et Seigneur de MILHARS, de CESSAC et de THEMINES en QUERCY
et co-seigneur de Feneyrols et de Quergoal
en paréage avec Hélips sœur d'Hélène, sous PHILIPPE
VI de VALOIS (1293 -1350).
Marguerite de
BERAIL, sœur d’Arnaud, épousera le 15 juin 1329 Séguin de GONTAUT et auront 7
enfants qui feront souche dans le Quercy ( dont
branche d’HAUTEFORT).
Une autre
branche liée aux DUEZE ( Pape Jean XXII) possédait une
maison et divers cens à PUYLAROQUE. Les Bérail étaient seigneurs de Jamblusse,
de La Roque de Loze, de Paulhac
en 1368. Ils possédaient une maison à Puylaroque, de
grands biens à Caylus et y habitaient; en effet le cadastre de 1392 mentionne
les biens que Jean de Bérail tenait de Jean et
Bertrand de Palhayrols, ses oncles. On trouve
plusieurs membres de cette famille prieurs-mages du
monastère de Saint-Antonin; un autre, du nom de Pons
est qualifié en 1395, correcteur des lettres apostoliques. Dès 1386 Marquès de Bérail est seigneur de
Paulhac et de
Saint-Jean de Rives en Albigeois et en 1395 les habitants de ces lieux
consentent des reconnaissances à noble Guillaume de Bérail,
prieur de Saint-Maffre de Bruniquel.
Cette branche
fournit l’évêque d’Agde avec Pierre Bérail qui occupa
le siège du 26 juin 1342 au 18 mars 1354.

Armoiries de Pierre de Berail , Évêque d’AGDE 1342-1354,
Le 1er mai 1345
ont lieu les noces au château de MAURIAC du fils du baronnet de Mauriac avec la
fille du Marquis de l’Oump (Gaillac). Vingt gros
museaux de sangliers pris dans les bois de Milhars
étaient au menu.
1355 le Prince Noir Edouard Plantagenet (1330-1376) Prince de Galles et fils d’Edouard III gouverneur
d’Aquitaine dévaste le Languedoc.
De 1350 à 1550 l'horrible lèpre (
introduite par les invasions des légions romaines) se développe et tient
hors du monde les malheureux qui en sont atteint. De nombreuses localités ont
un foyer de lépreux qui sont réunis dans une maladrerie en point bas du
village. En ce qui concerne Milhars, nous retiendrons
l'existence de la fontaine des lépreux sous le rocher et d'une maladrerie sur
la rive droite du Cérou au niveau du Ségalar.
1352-1354 Saint Antonin et FENEYROLS sont occupés
par les Anglais puis en décembre1358-février 1359 où les St Antoninois
libérés remontèrent des engins de guerre par l'Aveyron pour libérer Féneyrols de l'occupant.
Le 17 décembre 1358 un messager est envoyé au
seigneur de Milhars pour lui demander d’aviser les
consulats d’Albigeois de résister aux ennemis qui avaient pris Féneyrols.
Le 24 décembre 1358 Aranud
IV de Bérail au service du sénéchal du Rouergue
procède à une véritable réquisition
Suite au traité de BRETIGNY le 14 octobre 1360,
le roi Jean le Bon en captivité à Londres dû céder au roi d’Angleterre, Duc de
Guyenne, Edouard III, le Quercy et le Rouergue ( ainsi que le Poitou, le Limousin, le duché de Gascogne). La
principauté de Guyenne est ainsi érigée et attribuée à Edouard dit le Prince
Noir, fils d’Edouard III.
Arnaud IV cède CESSAC aux Anglais en 1361 et se
retire à LABERAUDIE et MILHARS.
Entre les batailles, les soldats anglais se livrent
au pillage dans la vallée de l’Aveyron. En 1363 le routier anglais Jean AIMERIC
se trouve au château de BRUNIQUEL. Sa compagnie occupait ARNAC et LEXOS, se
disposait à attaquer MILHARS. Pendant plus de cinq
ans, toute la vallée de l’Aveyron est infestée de routiers qui pillent,
rançonnent et dévastent la région.
Le château de LAGUEPIE héberge Jean de CREISEILH qui
rançonnera Milhars, Lexos, Arnac durant l’hiver 1369. Les anglais ou routiers
reviendront à Laguépie en 1380 pour occuper Pechrodil, Pechmignon… et en être
chassés en 1388.
En décembre 1368 le Duc d’ANJOU, frère du roi et son
lieutenant en Languedoc, voit Arnaud IV de Bérail à
Toulouse et le nomme capitaine royal avec 29 écuyers et gouverneur de la
forteresse de NAJAC en 1369 après en avoir chassé les Anglais. IL fera les
guerres de Gascogne contre les Anglais et sera fait chevalier banneret sous les
ordres du Duc d'ANJOU.
Milhars semble ruiné en 1374.
En 1376 MILHARS et PENNE sont pris et ravagés par les
ANGLAIS. Il ne reste plus que 4 familles à MILHARS en 1376. Conséquence aussi
de ce dépeuplement avec l'épidémie de peste noire (ramenée d’Orient par les croisés ) de 1343 à 1373 qui fit périr 1/3 de la population
dans l'albigeois et le rouergat.
C’est en 1375 que MILHARS et TONNAC sont
considérés comme étant des feux distincts de CORDES.
Hélipx, la deuxième fille, épouse Guilhalmon
de LAFON, sénéchal de Rouergue et seigneur de DURFORT en Albigeois.
Arnaud IV
épousera en deuxième noces en 1351 Marcarène
d’Aurillac ( fille d’Astorg
seigneur de COUROS et de TENIERES) et en 1372 Florence d’Aigrefeuille
veuve du baron Olivier III de CAZILLAC
Arnaud IV de
BERAIL meurt en 1398.
1359
- RATIER
de BERAIL – 2ème fils d' Arnaud IV de BERAIL, Seigneur de
CESSAC, MILHARS. Transige avec Jean 1er de LAFON la
seigneurie de FENEYROLS. Ils deviennent tous deux
co-seigneurs et la famille de LAFON gérera FENEYROLS jusqu’en 1763. C'est
à cette date que la vente de la totalité
de la seigneurie de FENEYROLS sera exécutée au bénéfice d'Antoine de ROUS dont
la famille occupe aujourd'hui le château.
1398-1399 – Fils aîné – Géraud de BERAIL - Seigneur de MILHARS,
FENEYROLS, CESSAC et en 1385 capitaine châtelain gouverneur de la forteresse de
NAJAC avec 29 écuyers. Il épouse le 14 Septembre
1372 Bertrande de CAZILLAC (qui habite Noailles) dont
la mère est Florence d’Aigrefeuille sous Charles VI
le BIEN AIME (1368 - 1422). ( Le même jour Arnaud IV
épouse Florence d’Aigrefeuille veuve d’Olivier III de
Cazillac et Géraud épouse Bertrande
de Cazillac fille de Florence). Ils eurent 2 fils
Arnaud et Jean.
En 1382, lors de l'insurrection des Tuchins, il
arrête dans VAOUR le chef des insurgés Pierre Ceseron
ainsi que 10 de ses compagnons qu'il emprisonna dans le château de Milhars puis dans le château de NAJAC. Les Tuchins étaient
apparus en Auvergne sous Jean le Bon derrière les Anglais et les grandes
compagnies. En Languedoc nombre des habitants des faubourgs des villes, ouvriers
sans travail, réduits à la misère, poussés par la faim, s’étaient mis aussi à
courir les champs et cherchaient un refuge dans les bois et lieux déserts ou
abandonnés.
Géraud de Bérail meurt en 1399.
1399-1450 - Fils aîné – Jean de BERAIL - Seigneur de MILHARS, TONNAC et Baron de CESSAC, CRAYSSAC. LAROCHE, CELS, DOUELLE, LABERAUDIE, LIVERNON,
PRADINES et co-seigneur de FENEYROLS, QUERGOALS.
Epouse le 23/11/1410 Bertrande de LESCURE (de la
seigneurie de Fontanes des GRISOLLES et VERDUN)
Décède en 1450 sans postérité et lègue à Raymond de CAZILLAC, parent du côté maternel, son nom et
ses armes à charge pour lui de les porter sous Charles VII le VICTORIEUX (1403
- 1461).
La
maison de CAZILLAC comptait parmi les plus nobles du QUERCY; elle établissait
sa filiation depuis Olivier Ier qui participa à la 5ème
croisade, seigneur de CAZILLAC en Haut QUERCY dont le fils Pierre-Bernard
épousa en 1258 Ildes de TURENNE, fille de Raymond V,
et prit le titre de vicomte de TURENNE. Les de CAZILLAC étaient Seigneurs de
CAZILLAC canton de MARTEL et arrondissement de GOURDON.
En 1409 Jean COLOMB est installé verrier dans la
vallée de BONNAN à mi chemin entre MILHARS et ROUSSAYROLLES.
En 1473 son fils Jacques louera pour 2 ans à Antoine GARNIER son four de verrier.
Le 24/04/1410 est passé un
acte de constitution d’une rente de 3 sétiers de blé
à verser à Pâques à Bertrand de CAZILLAC.
Le 4 mai 1422 les anglais sont à LAGUEPIE et les
routiers restèrent dans l'albigeois jusqu'en 1439.
Le 19 février 1446, au château de Milhars,
Jean de BERAIL donna à nouveau bail à cens et acapte à Raymond GIMBAL marchand de CAHORS, sa terre de LABERAUDIE.
Le 02/01/1444 dénombrement
de Bertrand de CAZILLAC pour ses terres de CAZILLAC et de NOAILLES.
1435 - 1462 C’est à cette période que Bernard IV de
CAZILLAC est évêque d’ALBI élu au concile de BALE, tandis que le Roi nommait
ROBERT DAUPHIN. Ils se disputèrent le siège épiscopal avec le soutien de
Bertrand de CAZILLAC son frère et des CORDAIS.
Cette dernière lignée des de BERAIL fut inhumée dans
l'église des frères prêcheurs de CAHORS dont ils furent les bienfaiteurs
1450-1483 - Raymond de CAZILLAC-CESSAC - Seigneur de
MILHARS, TONNAC, LEXOS, Baron de CESSAC,
CRAYSSAC, co-seigneur de FENEYROLS et QUERGOAL sous Louis XI (1423 -1483).
Il était le fils de Bertrand Ier
de CAZILLAC et Denise de NEBOUDE.
Epouse le 1er décembre 1447 Hélène de
LESCURE fille de Pierre, seigneur de LESCURE en
Rouergue. Elle fut inhumée dans le tombeau de sa sœur Bertrande
devant l’autel majeur de l’église des Carmes à Saint Antonin.
En 1452, il vendit la dîme des blés de MONTROZIER à
Bernard BOBAL et à Jean RAUGALE pour le prix de 16 livres tournois et 4 livres
de cire.
Reconnaissance de fief au mas de RATAYRENS, paroisse
de St Projet, juridiction de CORDES.
Sans postérité, il dispose de tous ses biens le 15
Janvier 1483 en faveur de son neveu Gilles de CAZILLAC.
Terres et
château de la baronnie de CESSAC :
Dans le LOT : LA ROCHE à
LABASTIDE MURAT, CELS près de PARNAC, CRAYSSAC, CESSAC , DOUELLE, FLAYNAC
et PRADINES, LIVERNON près de FIGEAC, LABERAUDIE près de CAHORS, LARNAGOL,
CALVIGNAC, SAINT CHELS, SEUZAC ( ces 4 territoires seront vendus le 16/12/1638)
Dans le
TARN : MILHARS, TONNAC
Dans le TARN et GARONNE :
FENEYROLS, QUERGOAL ( en co-seigneurie )
1458 connaît une nouvelle vague d’épidémie de peste.
1483-1509 - Neveu - Gilles de CAZILLAC-CESSAC
– Baron de CAZILLAC - Seigneur de MILHARS, TONNAC, LEXOS
, Baron de CESSAC, CRAYSSAC, co-seigneur de FENEYROLS sous Charles VIII
l'AFFABLE (1470 - 1498).
Gilles sera l’héritier testamentaire de Raymond de CAZILLAC-CESSAC et en exécution de la condition imposée par
Jean BERAIL se trouve à la tête d’un important patrimoine situé en Albigeois et
en Quercy
Fils de Jean de CAZILLAC et de Catherine des PREZ de MONTPEZAT.
Gilles épouse le 10 Janvier 1498 Marguerite de LUZECH
(en QUERCY) fille de Jean Ier de LUZECH et d'Isabelle
de ROQUEFEUIL. De ce mariage naquirent Antoinette qui
le 17/09/1516 épousa François-Roger Ier de COMMINGES vicomte de BRUNIQUEL et Antoine. Il
y eut aussi Raymond et Arnaud ( illégitime).
Le 10 avril 1510, une
autre fille, Marie de CAZILLAC est l’épouse de de
MORLHON seigneur d’Asprières ; leur fille
Catherine de MORLHON est l’épouse de Jean de LA ROQUE BOUILLAC qui sert sous
les ordres de GENOUILLAC
Gilles meurt
le 24 juillet 1509.
Son frère Guillaume de CAZILLAC, chanoine d’ALBI,
recteur de l’église de SALLES de 1498 à 1505, héritier de Bernard fit don de
ses biens à Antoine, neveu, qui récupère ainsi NOAILLES et ALAYRAC.
En 1473 Antoine GARNIER est verrier dans BONNAN avec
le titre de « commandayre » avec son frère Arnal.
1509-1541 - Fils aîné - Antoine de CAZILLAC-CESSAC
- Chevalier de l'Ordre du roi et commissaire de l'artillerie de France, Baron
de CAZILLAC, CESSAC, Seigneur de MILHARS, LEXOS, NOAILLES…, co-seigneur de
FENEYROLS et QUERGOAL, sous Louis XII (1462 - 1515) et François I (1494 -1547).
Lieutenant général de l’artillerie du Roi sous les ordres de GALIOT de
GENOUILLAC, il prit part à de nombreux combats en Italie sous François Ier.
Rappel : Jacques GALIOT de GENOUILLAC fut
capitaine du château de NAJAC en 1493, capitaine du château de PENNE en 1504 et
garde forestier à cheval de la forêt de la GRESIGNE.
Antoine, épouse le 19 Novembre 1526 Anne de CRUSSOL
dont le père est chevalier de l'ordre du Roi et Sénéchal de BEAUCAIRE et NIMES et la mère Simone, vicomtesse d’UZES; élu le
11/11/1562 chef des réformés de LANGUEDOC. Il sera sollicité par les
protestants, qui possèdent St ANTONIN,
pour les protéger. Anne était aussi la sœur de Charles de CRUSSOL d’UZES qui
épousa Jeanne GALIOT de GENOUILLAC ( fille de Jacques GALIOT de GENOUILLAC
maître et capitaine général de l’artillerie de France qui fut inhumé à ASSIER
(Lot) après avoir fait édifier une église et un château tout imprégnés de
l’architecture Renaissance ).
Antoine teste le 22 Mars 1536 et sa femme décèdera le
26 Janvier 1585. Ils eurent 7 enfants dont un fils, François qui suit, un
deuxième fils qui sera évêque et cinq filles dont :
- Françoise qui épousera en 1556 Bernard de BOUZET,
seigneur de COSTERAT en LOMAGNE
- Anne épousa
le 19/07/1565 au château de MILHARS, Antoine de CASSAGNES de BEAUFORT, seigneur
de CAYLA et de FLARS, commune de CASSAGNES-COMTAUX
canton de RIGNAC en Rouergue; leur fille
Charlotte de CASSAGNES épousera Pierre RODOREL-CONDUCHE
en 1593 et auront un fils Antoine RODOREL
Le 10/03/1538,
constitution et rente payable à Antoine de CAZILLAC, Grand Maître de
l’Artillerie en tant qu’administrateur des biens de François son fils aîné.
Antoine mourut
à LYON le 30 septembre 1541 à la suite de fièvre. Son corps fut transporté à Milhars où il fut inhumé dans la chapelle des seigneurs de
l’église de Milhars.
La peste est de nouveau dans la région de 1510 à
1523.
La période du pastel qui se situe de 1515 à 1550
concerne principalement le Sud de l'albigeois.
Antoine déclara tenir en QUERCY : la baronnie de
CAZILLAC comprenant LASVAUX, PAUNAC, BAISSAC, SAINT JULIA, PALMEISSE et la
moitié de SARRAZAC, la moitié de CREYSSE - puis la baronnie de CESSAC,
comprenant DOUELLE, FLAYNAC, CRAYSSAC,
CELS, la moitié de PRADINES et LABERAUDIE.
Il avait aussi des biens à ALBI.
1541-1593 - Fils aîné - François I de CAZILLAC-CESSAC
- Baron de CAZILLAC, CESSAC, Seigneur de MILHARS, d’ALAYRAC,
NOAILLES…. Chevalier des Ordres du Roi (Henri III 1551 - 1589) en 1583, lutte
contre les ANGLAIS et contre le Roi de NAVARRE (1553 – 1610) où il défend sans
succès CAHORS en 1580.
En 1554,
François dénombra au Roi « la terre et seigneurie de Milhars,
avec justice haute, moyenne et basse, château, four bannier,
droit de prendre 4 deniers par chaque chef de maison et pour chaque paire de
bœufs, 1 émine de froment et 1 sétier
d’avoine, droit de pesade, forêt, 20 livres de quête et 2 moulins à eau ».
En 1568 MILHARS est occupé par des protestants qui se
livrent au pillage et au saccage. MILHARS se trouve sur le passage de ST MICHEL
DE VAX et ROQUEREINE qui sont occupés par les HUGUENOTS soutenus par les ST
ANTONINOIS en lutte contre les papistes qui occupent CORDES. C’est à cette
période que les armées catholiques de MONLUC ( en
1562 à St ANTONIN ET CAYLUS) et du Duc de JOYEUSE (destructeur du
château de LAGUEPIE le 1er août 1592) poursuivaient les protestants dans la
région. En 1574 MILHARS est considéré
comme pillé et ruiné par les protestants qui occupent MONTROZIER.
En 1575 le vicomte de TURENNE rival de CAZILLAC est chef général en GUYENNE.
Résidant en sécurité au château de LABERAUDIE et
côtoyant les nobles du QUERCY et le clergé de CAHORS, F. de CAZILLAC aime
recevoir artistes, écrivains et poètes.
Epouse le 12 Mars 1562 Claude de DINTEVILLE d’ECHENAY , dame de VAULAI., fille
de Guillaume, chevalier, seigneur d’ECHENAY,
chevalier de l’ordre du Roi et capitaine de 50 hommes d’armes et fille de Louise
de ROCHECHOUARD. Cette dame prêta en 1587 aux consuls
de Cordes, 300 écus pour combattre la peste.
François fut attaché dans sa jeunesse à la
Maison de Guise. Toute la noblesse du pays de Gascogne lui faisait la cour mais
il s'était attiré l'amitié du Duc d’ANJOU, futur roi Henri III.
Il fut capitaine de 100 hommes d'armes au siège de Metz en 1553. Il fut
gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, commanda une compagnie de 30 lances
des ordonnances du roi. Durant la guerre contre les protestants, il fut fait
prisonnier puis échangé après la bataille de JARNAC en 1569. Le 24 juillet
1569, il fut présent au siège de Poitiers
contre l'amiral de COLIGNY, puis à VERDUN
en 1576 et commande SOUILLAC en 1577. On le retrouve en 1586 à MARTEL dans
l’armée de Guyenne auprès du Duc de Maine pour chasser les Calvinistes qui
s’étaient implantés sur la vicomté de TURENNE.
Il est chevalier des ordres du Roi ( cordon bleu : Saint Esprit et Saint Michel) en 1583.
François fut nommé maréchal de camp en 1587. En 1589, il reçut en son château de Milhars le maréchal de SCHOMBERG qui commandait les troupes du roi dans le Midi de la France.
Il mourut le 12 juin 1593, ayant eu une fille Claude qui en 1591 épousa Charles de CHOISEUL, marquis de PRASLIN (Aube), chevalier du St Esprit et maréchal de France en 1619 dont le fils François épousera le 3 février 1653 Charlotte d’HAUTEFORT, et 4 garçons dont :
Louis qui épousa Marie de SOMMIEVRES baronne de l’Isle sur Marne.
François qui est en 1618 chanoine de Sainte Cécile.
Charles, fils aîné qui suit.
Autour des années 1588 se tenaient 2 foires annuelles, en avril et en octobre.
1593-1633 - Fils aîné - Charles de CAZILLAC-CESSAC - Chevalier,
Baron de CAZILLAC et CESSAC, vicomte de LARNAGOL et CALVIGNAC, Marquis de
MILHARS, Seigneur de NOAILLES, TONNAC, CRAYSSAC ... Gouverneur de CHABLES
en 1592 et gentilhomme de la chambre du Roi (Louis XIII 1601 - 1643), capitaine
de 50 hommes d’armes, chevalier de l’ordre du roi en 1614.
En 1599 il achète la Seigneurie de LEXOS et une
partie de celle d'ARNAC possédant un moulin sur la
Seye qu’il équipa pour la fabrication du papier.
En 1595 Charles de CAZILLAC était premier consul de
CORDES. Il se fit nommer par le roi gouverneur de CORDES, mais la ville s’y
opposa en 1596 et 1598 et sa commission fut annulée peu après.
L’édit de Nantes en 1598 apporte enfin la paix et met fin aux querelles
religieuses dans la région. Pendant cette période de paix et de prospérité de
nombreux châteaux seront reconstruits en abandonnant l’aspect défensif pour une
architecture renaissante plus résidentielle.
En 1602 Charles est candidat à la fonction de
commandant de CORDES et en sera exclus par Louis de la Prune, seigneur de La
Barthe et 1er consul de la ville.
En 1603 il achète le moulin de Ratayrens
en délabrement qui nécessita 2ans de travaux et qui comprendra un martinet pour
travailler le cuivre extrait en amont dans l’Aveyron. Ce moulin était aussi
équipé de meules pour transformation de graines en farines. Il possédait les 2
moulins de Milhars, ceux de Saulieu et Montrosier.
En 1614 il fut nommé chevalier de l'Ordre du Saint
Esprit et Maréchal en 1619.
Le 30 mars 1617 son cousin Antoine RODOREL CONDUCHE
épouse au château de MILHARS Isabeau de PREVOST de VERVAIS, fille de Antoine, conseiller
magistrat es siège du Rouergue à VILLEFRANCHE et de Béatrix de LA VALETTE. ( Besse, notaire d’Arnac)
Charles possédait à ARNAC, le four banal et une
maison; il les affermait une année et les co-seigneurs l'année suivante. En
1600, le four était affermé à 9 écus valant 27 livres.
Des ordres sont adressés en Octobre et Novembre 1614
par Charles de CAZILLAC-CESSAC
aux consuls LANDRINAT et Jean DELSOL pour la réparation de la fontaine du
rocher par les artisans AVALAZ et Audouard PEGAROU. L'origine de cette fontaine et du lavoir est
antérieure 1614.
En 1621, 800 rebelles se trouvent dans la région de
MILHARS chassant les catholiques.
En Juin 1622 Louis XIII
s’empare de St ANTONIN où
le régiment de M. de CESSAC occupe la côte de PENNE sous le contrôle du
Maréchal de Thémines. Cette route était la voie de liaison entre Saint-Antonin et Montauban via le plateau d’Anglars. A l’emplacement du monument dédié à la vierge
Marie au dessus du tunnel il existait un fort qui protégeait et contrôlait le
pont.
Charles de CAZILLAC-CESSAC
participa aux combats, puis à la trêve conclue entre les deux camps. Enfin, les
hostilités terminées, en compagnie du duc de Vendôme et du comte de Schomberg,
il contresigna l'obligation de 100 000 livres faite au roi Louis XIII par 45
des principaux habitants de St Antonin qui s'engagèrent pour toute la
population, afin d'éviter que la ville fut livrée au pillage, au viol des
femmes et à l'incendie des habitations.
C'est à Charles que l'on doit l'implantation des
Capucins à St ANTONIN en 1622 qui convertiront les protestants. Il intervient
auprès de LOUIS XIII pour qu'une maison de l'ordre soit créée en 1624. Six
religieux composaient cette communauté. Le marquis de CESSAC leur fit don de
livres représentant seize volumes que l’on retrouve à la bibliothèque
universitaire de Toulouse-1. L’ordre mendiant des capucins fondé en Italie en
1570 multiplie les couvents en France notamment dans les secteurs luthériens
afin d’affirmer les grandes vérités de la foi Catholique. Prêcheurs appréciés
des catégories les plus humbles de la population, les capucins se rendirent
extrêmement populaires et restèrent attachés à une conception stricte de la
pauvreté.
Le 3 Novembre 1625 la peste est signalée à MILHARS. (Apportée par les troupes royales en 1622 ). Elle rodera dans les environs jusqu'en 1655. Le
rouergat est touché en 1628 où on enregistre de nombreux décès.
En 1634 des tapisseries sont prêtées à CORDES.
De 1600 à 1631 il fait
reconstruire le château de MILHARS en promontoire sur 2 profonds ravins et
le Maître maçon signe son œuvre sur une pierre de la chapelle :"ORADOU,
maître maçon, TOLOSA, 1631". Il était entouré d'un vaste parc
qu'ombrageaient des arbres séculaires.
Epouse le 27 Janvier 1598 Suzanne de PERUSSE des CARS
( ou d’ESCARS), fille du
Comte François de PERUSSES des CARS, gouverneur royal de BORDEAUX, originaire
du Bas Limousin et d’Isabeau de BEAUVILLE. ( en 1593 Rose de MONTAL épousait François de PERUSSE des
CARS, marquis de Merville dont les biens de MONTAL furent transmis jusqu’en
1760. En 1325 Bernard de CAZILLAC avait épousé Hélène de MONTAL – voir
généalogie des CAZILLAC). Suzanne décède le 15 mars 1604 et Charles fit graver
une belle et longue épitaphe rédigée mi-français et mi-latin et qui se trouve
sur trois plaques de marbre noir au musée de l'Isle sur Tarn depuis 1897 et
provenant de l’église de Milhars. Elle fut inhumée en
l’église de Milhars dans la chapelle du côté de
l’évangile qui était le lieu de sépulture des seigneurs de Milhars.
De leur mariage naquirent 2 garçons et 1 fille :
François, Claude qui épousera en 1615 François de
LAROCHE de FONTENILLES et César qui sera prêtre.
Suzanne tenait de sa mère Isabeau qui l’avait reçue
de Diane d’Escars épouse de Loys
de Caussade en 1556, la vicomté de CALVIGNAC et la seigneurie de LARNAGOL en
bordure du LOT.
Charles de CAZILLAC-CESSAC, homme fastueux et
charitable meurt le 6 MARS 1633. Il lègue à César de CAZILLAC, prêtre, les
rentes à vie qui lui appartenaient dans la seigneurie de TONNAC.
César fut curé d’ARNAC de 1654 à 1661 et décèdera à Milhars le 27 octobre 1661.
Dès le XVI ème siècle, les
habitants étaient tenus de cuire au four banal en fournissant le bois et de
payer le droit de cuisson. Ils ne pouvaient se servir de leurs fours
particuliers que pour sécher les pruneaux dont on exportait une grande partie.
Le développement du vignoble sur notre commune est
tiré par le succès européen des vins de GAILLAC et à partir de 1550 par les
expéditions sur BORDEAUX.
1633-1679 - Fils aîné - François II de CAZILLAC-CESSAC naquit en
1600 - Chevalier, Marquis de MILHARS,
Seigneur de TONNAC, ALAYRAC, LEXOS, ARNAC, MONTROZIER, LEMUR, ST MICHEL DE VAX,
CESSAC, NOAILLES, St AMANS vicomte de CESSAC, CALVIGNAC et LARNAGOL.
(Vicomté de CALVIGNAC qu’il vend le 16 décembre 1638 au seigneur de
CENEVIERES, messire Charles de la Tour de Gouvernet
et les terres de LARNAGOL à M. de LAPORTE, de FIGEAC. Les résultats de cette
vente ont permis l’embellissement du château de MILHARS.
François II se réserve tous les droits sur les moulins sur le Lot situés dans
les territoires vendus)
Vers 1634, la chapellenie de Saint-Blaise dans
l’église Saint-Pierre de Gaillac et liée à l’hôpital
avait été fondée par la famille CAZILAC avec fief et rente situé
à Combis sur le consulat de Brens. Il y eut un procès fort long en la cour de
Toulouse entre François et le tenancier du fief, bourgeois de Gaillac.
En 1636 un capucin capte et amène les eaux claires et
abondantes de la "Mère de Dieu" près de Roussayrolles,
par une canalisation qui déverse dans un
lac avec vivier au lieu dit « le parc » et où des barques pouvaient évoluer. On
distingue encore la retenue d’eau d’où partait la canalisation dans BONNAN.
Le Roi devant venir le visiter, il fait construire
l'escalier s'inspirant d'une réalisation de VERSAILLES dont le petit château
fût bâtit par Louis XIII de 1627 à 1637.
De 1640 à 1648 le verrier rouergat Philibert de
FILIQUIER, s'installe dans BONNAN à la verrerie de François de CAZILLAC. Les FILIQUIER et leur descendance reviendront sur
MILHARS et MONTROSIER comme
agriculteurs.
En 1647, il fit rebâtir le moulin du pont d'ARNAC, avec porte cochère, voûtes, canal et acheta les
droits d'ARNAC à Jean de La Valette Cornusson, abbé de Beaulieu et doyen de Varen.
Il avait le droit de rendre justice civile et
criminelle avec salle d'audience à Milhars. Il avait
le droit de tenir prison. Les habitants étaient tenus de cuire pain et pruneaux
au four banal en fournissant le bois et de payer le droit de cuisson. Il avait
le droit de chasse et de pêche dans l'Aveyron et la Seye. Il avait seul le
droit au colombier voûté en forme de tour ronde à 365 boulins qu'il fit
construire sur la rive droite du CEROU.
En 1651, le Seigneur de Milhars
fait agrandir le martinet annexé a son moulin de Ratayrens.
En 1652 le Marquis de CAZILLAC CESSAC se voit
confirmer par lettres patentes "l'usage du bois de chauffage et de
construction provenant de GRESIGNE. Plus tard en
1667, le Grand Maître des Eaux et Forêts Louis de FROIDOUR infligera une amende
de 3000 livres avec le perte totale de ses droits en GRESIGNE au Marquis qui
n'avait pas hésité à prendre du bois pour l'entretien de ses moulins et de leur
chaussée sur l'AVEYRON, ainsi que pour ses papeteries.
Les terres de Milhars sont érigées en Marquisat en 1653 (Régence d'Anne d'AUTRICHE. LOUIS XIV a
15 ans) avec comme dépendance TONNAC pour une partie, ALAYRAC, MONTROZIER,
FENEYROLS pour une partie, ARNAC, LEXOS, St MICHEL de VAX pour une partie,
LEMUR et NOAILLES.
Epouse le 26 Août 1625 Marie de CHOISEUL-PRASLIN
dame de CLERMONT et de MONTSEGUY, fille d’Antoine de CHOISEUL, baron de
CLERMONT, comte de MONTSEGUY en Charolais et fille de Marie de VIENNE, dame de
le FERE CHAMPENOISE. Marie décède le 17 Août 1665. (Marie était la petite fille
de César de CHOISEUL Maréchal de France ).
Remarié le 14/09/1669 à Anne-Louise
de BROGLIE, fille de Charles de BROGLIE maréchal de camp des armées du Roi, et
d’Olympe de SANDI.
Deux épouses appartenant aux illustres maisons de la
cour du Roi.
François habitait rue FEROU à Saint Germain des Près
dans PARIS et possédait trois maisons: deux rue des Viels
Augustins et une rue des Boucheries dans le Faubourg Saint Germain. Son
domicile habituel était le château de Milhars. Avait
il décidé de rester à PARIS pour être plus près de la cour du Roi Soleil ?
Le train de vie
qu'il fallait suivre coûtait très cher. Les revenus devenaient insuffisants;
François se mit à fréquenter les salles de jeux où il gagna beaucoup d’argent
mais en trichant. Démasqué, il fut chassé de la cour par le roi et se retira
sur ses terres. Une lettre de Madame de Sévigné du 18 mars 1671 fait état de la
situation de M. de S…(A la même période il y avait
aussi une illustre famille toute proche qui portait le titre de Marquis de
Saissac puisqu’ils étaient aussi Seigneur Baron de Venès,
Comte de Montgomméry, Vicomte de Lautrec. Louis de Guilhem est Comte de Clermont, Marquis de Saissac, Baron de
Venès et mourut en 1692. en
1732 Jeanne-Thérèse Pélagie d’Albert de Luynes,
Marquise de Saissac, Comtesse de Clermont, Baronne de Castelnau de Lévis et de Venès était veuve de Louis de Guilhem.
Sans descendance, ce marquisat passa ensuite à la famille de Caylus qui devint
Marquis de Caylus, Baron des Etats du Languedoc. De quel S… Madame de Sévigné
parle t’elle ?)
François de Cazillac-Cessac
se retira dans son château de Milhars puis revint à
LABERAUDIE et s'occupa de l'exploitation de ses terres.
En 1659 il fait don d’un calice et patène en
argent doré et gravé avec ses armoiries à un prêtre de VAILHOURLES dans l’Aveyron.
( objets d’orfèvrerie sur la liste des objets classés
Monument Historique et propriété de la commune )
C’est en 1661
que l’agrandissement du château est terminé tel qu’on le trouve dans son état
actuel. En 1661, Jaquet MAYGRET, l'architecte, réside
au château et est sollicité pour la conception d'escaliers dans des grandes
demeures à Saint Antonin et Caylus.
En 1678
on enregistre le décès par noyade dans le creux du lac de Monsieur le Marquis
de VILLENEUVE à 24 ans. (Cette installation fut démolie à la Révolution, et les
terres du parc furent toutes reconverties en vigne jusqu’en 1980).
Le 27 juin 1677 décède au château M.
d’ARSONVAL, qui lègue 600 livres aux filles pauvres de MILHARS.
Avec les intérêts, cette fondation a permis de payer le
pain de l’année à un jeune couple élu tous les deux ans et ce jusqu’en 1794.
Le 15 Février 1678 un
dénombrement est fait par François de CAZILLAC-CESSAC
avant la liquidation et vente de toutes ses possessions à NOAILLES et MILHARS. Il se retire définitivement à TOULOUSE.
François II meurt empoisonné le 28 Juillet 1679,
criblé de dettes, au château de LABERAUDIE et est inhumé à la chapelle des
Dominicains à CAHORS avec les BERAIL. Les BERAIL
avaient financés l’implantation de cet ordre dans leur ville et avaient
soutenus l’inquisition contre les albigeois.
Il a servi LOUIS XIII, RICHELIEU et LOUIS XIV. Il participa à la bataille de ROCROY en 1643 sous les
ordres du duc d'ENGHIEN qui sera connu plus tard sous le nom du Grand CONDE. La
célèbre infanterie espagnole y fut défaite, mais François, grièvement blessé à
la tête et au bras droit, dut abandonner sa carrière
militaire.
Il eut deux filles; l'une fut religieuse et l'autre, Charlotte-Marie, épousa à BLAIGNY près de TROYES, un
gentilhomme de la Champagne et intenta un procès en succession qui dura 20 ans
aux GUENEGAUD.
N'ayant pas d'héritiers mâles, François de CAZILLAC,
dans un acte daté du 1er
septembre 1665, fit donation de la baronnie de CAZILLAC à son petit cousin
Roger de GUENEGAUD, Marquis de PLANCY avec condition de porter le nom et les
armes de CAZILLAC. Roger décèdera prématurément sans
descendance et la baronnie revint à son frère Henri de GUENEGAUD ( 1609-1678
secrétaire d’état de Louis XIV qui acheta l’Hôtel de Nevers à Paris en 1641)
selon acte passé à MAESTRICH le 7 juillet 1673 en présence du Roi. Henri
revendit ensuite la baronnie à Marie-Renée le
GENEVOIS, petite fille de François II de CAZILLAC et qui la revendit au duc de
BOUILLON vicomte de TURENNE en 1689. Son petit-fils vendra la baronnie de
CAZILLAC au roi de France Louis XV le 8 mai 1738.
Il se lia d'une grande amitié avec le père Dom Ange
DUPUY, procureur de la Chartreuse de CAHORS, prieur de celle de RODEZ puis de
VILLEFRANCHE de ROUERGUE, et le recevait souvent en son château de Milhars.

On retrouve les 2C enlacés tout le long de la rampe de l’escalier de
pierre à l’intérieur du château.
Les Marquis de MILHARS étaient devenus des « industriels » de
la meunerie au 17 ème siècle.
1- LES MOULINS de MILHARS sur
le Cérou
MOULIN de la GARENNE
Ce moulin était équipé de 4 meules pour la farine et a fonctionné
jusqu'en 1960.
Le dernier meunier fût Gaston ANDRIEU.
Ce moulin produisit de l'électricité pour le village de 1910 à 1930
grâce à un alternateur entraîné par une turbine installée en pied de chaussée.
La distribution était assurée à certaines maisons qui disposaient pour 250 F
par mois de l'éclairage électrique.
Lorsqu'une baisse de tension était observée, les usagers l'expliquaient
par "le passage d'une feuille".
L’origine de ce moulin remonte à Charles de CAZILLAC 1593 -1633
MOULIN de la TERRISSE
Ce moulin était un bien noble disposant de 2 meules et a produit de la
farine jusqu'en 1950.
Il y avait une activité annexe qui était le charronnage.
Le dernier meunier fut Célestin MOLINIER.
L’origine de ce moulin remonte à Charles de CAZILLAC 1593 –1633 et
quitta la propriété des châtelains vers 1800.
Le moulin de la Terrisse fait partie des biens nobles en 1705, et le
Seigneur Marquis de MILHARS en jouit dans la Seigneurie du dit lieu de Milhars. (Extrait de COMPOIX 1705).
MOULIN d'AUSSEBAISSE appelé aussi MOULIN DE RIVIERE
Ce moulin disposait
de 2 meules.
Un incendie détruisit
entièrement la maison d'habitation et le rez de
chaussée aux alentours de 1920.
Le dernier meunier
fut Joseph LASSERRE dont le père Célestin LASSERRE était un sacré conteur qui
attirait les enfants. Célestin est mort en 1906 après une crue terrible du CEROU.
2- Sur l’ AVEYRON tous ces
moulins furent la propriété des CAZILLAC-CESSAC
MOULIN de RATAYRENS
Ce moulin à blé de 3 meules a appartenu en 1625 à Marguerite de CIRON,
veuve de Jean de Monstiés. Puis il passe à Antoine de
Monestiés, seigneur de Mouzieys, ensuite à Antoine de
Lautrec seigneur de Lavaur ( Le Riols)
et en 1642 aux seigneurs de Milhars et François II de
CAZILLAC le fit équiper d’un martinet et de meules. Ce moulin est un bien noble
en 1705.
En 1811 on retrouve la
sœur de Jean-Jacques Augustin REY de
SAINT GERY, Marie-Anne épouse de Castelbajac
propriétaire du moulin de Ratayrens.
MOULIN de SAULIEU qui avait une papeterie.
Texte de Raymond Granier en 1946.
. Il était mentionné en 1599 comme bladier et
banal ; il appartenait aux seigneurs de Milhars.
Par un acte de 1690, il fut affermé avec celui de Ratayrens
à Pierre AUDOUY, meunier à Ratayrens. Ce moulin était
aussi à papier dès 1630 où l’on possède un acte d’apprentissage de 1659 par
lequel François DURAND de Labruguière met son fils Claude en apprentissage chez
Aubin DEBAUR, maître papetier à Saulieu. Ce moulin faisait de la part des
seigneurs de Milhars, l’objet de baux d’afferme
spéciaux ; un acte relatif aux réparations faites en 1688 nous décrit
ainsi : « Le dit moulin étant composé de deux arbres à cinq pilles chacunes, garnies de leurs malhetz
et maitz, de deux roues avec la cuve et presse et
cordages nécessaires aux stendoirs, et les mubles servans à la dite
papeterie dont il a été fait mémoir à part. » Le
fermier de 1688 s’engage à faire le papier de la meilleure qualité et aussi
blanc que possible : il s’engage à fournir la « peille » (vieux
chiffons), la colle et « autres choses qui seront nécessaires »…
En 1767 ce moulin était un bien noble vaquant ( ruiné)
lors d’un inventaire. Il fut démoli vers 1865 pour augmenter le volume d’eau du
moulin de LEXOS suite au rehaussement de sa chaussée