Personnages natifs proches du
Tarn et ayant eu un rôle dans l’histoire de la France sous la Royauté, la
République, l’Empire, la Restauration
MILITAIRES :
AZEMAR – François,
Bazile – 01/01/1766- 13/09/1813. Natif de LES CABANNES, fils d’un tanneur.
Militaire dans le régiment du Vivarais de l’armée de Louis XVI en 1783. Sans
instruction, il n’avait aucun espoir de promotion, il quittera l’armée royale. Sous
la République il reprit du service dans les bataillons de volontaires et sera
élu capitaine en 1791 puis promu quelques mois plus tard lieutenant colonel en
1793. il va contribuer à l’indépendance de l’Irlande en 1798 où il sera
nommé par le général HUMBERT, chef de brigade pour action d’éclat. Il servit
les armées napoléoniennes de 1804 à 1813 et sa conduite fut exemplaire à WAGRAM.
Il finira général de brigade de la grande armée de retour de Russie en
1813 ; accroché par les Autrichiens, il décèdera au combat devant Gross-Drebnitz
le 13/09/1813 (l’un des combats avant celui de Leipzig). Il sera nommé officier
de la légion d’honneur par l’empereur.
FREGEVILLE de GAU – Jean-Henry de – 14/12/1748 – 22/10/1805 à
TEILLET et Charles-Louis 01/12/1762
– 04/04/1841
Natifs au château de Grandval commune de TEILLET ces deux fils de
noblesse protestante adoptent les idées révolutionnaires. En 1789, l’aîné est
chef d’escadron. Charles, a été promu capitaine à 19 ans, car engagé à 12 ans.
En 1790, Jean commande la garde nationale de Montpellier. Avec la Révolution
leurs promotions sont rapides. Jean-Henry est général de brigade en 1793 et 3
mois plus tard, général de division. Charles participe aux batailles de Valmy
et Jemmapes (1792) et 1793) et est général de brigade. Jean-Henry est élu au Conseil des Cinq Cents pour le Tarn et
en 1799, puis réprime en Haute Garonne, l’insurrection royaliste. Le cadet,
député aux Cinq Cents pour l’Hérault, prend une part active au 18 brumaire. Il
devient l’ami du frère de Napoléon et est fait général de division le 28 mars
1800. En 1807, il est réformé à cause de son amitié pour Lucien Bonaparte. Sous
les Cent Jours, il reprend du service. Grand officier de la légion d’honneur et
chevalier de l’ordre de Saint Louis en 1814, il décèdera à Montpellier en 1841.
HAUTPOUL – Jean-Joseph d’– Né
au château de SALETTES 13/05/1754 et décédé en Prusse à VORNEN le 13/02/1807.
Général, héros de la Révolution et de l’Empire. Il s’engage à 15 ans dans
la légion Corse, puis entre à l’Ecole des cadets gentilshommes et fait carrière
au régiment du Languedoc. Il est membre de la loge maçonnique de Puylaurens. A
la Révolution, il combat dans les armées de la République. Colonel du 6ème
régiment de Chasseurs à cheval à Maubeuge et Fleurus, général de brigade en
1794 on le trouve à Nimègue puis dans l’armée de Sambre et Meuse de 1794 à 1795.
Il est ensuite inspecteur général de cavalerie en 1797. Général de division en
Allemagne sous Hoche et Moreau en 1800. Sous l’Empire, il se distingue lors
d’une charge brillante à Austerlitz en 1805. Nommé par Napoléon sénateur à vie
et comte d’Empire, il reçoit le cordon de la Légion d’honneur (Grand Aigle en
1806). Il participe à la campagne de Prusse à Iéna mais meurt d’un coup de
mitraille à la cuisse à la suite d’une troisième charge à la tête de la 2ème
division de cuirassiers à Eylau. L’empereur ordonna de fondre les 24 canons
pris pour ériger une statue équestre d’Hautpoul dans son costume de cuirassier.
En fait, seule une statue en pied sera érigée à Gaillac, place de la Mairie.
Fondue lors de l’occupation, elle a été remplacée après la guerre de 1940-1945
par une réplique en marbre place de la Libération. Son cœur est déposé aux
Invalides dans la crypte des Gouverneurs et son nom est gravé sur l’Arc de
triomphe.
TONNAC de VILLENEUVE-MAYRAGUES – François-Joseph de (1755-1835), officier, quitte l’armée en 1788. Convoqué à l’assemblée de la noblesse à Toulouse en 1789, il salue avec ferveur la Révolution. Juge suppléant en 1791, maire de Gaillac en 1792, juge à Gaillac ; il est arrêté en novembre 1793. Il fut un des membres fondateurs de la Société Montagnarde de Gaillac, commandant de la Garde Nationale, agent militaire dans le district d’Albi où il a présidé l’enrôlement en masse, chef de bataillon, commandant le détachement du Tarn envoyé contre les rebelles de la Lozère.
SOULT et LAPORTE
En 1785 à Saint Amans, deux jeunes gens de seize ans s’engagèrent comme simple soldat le même jour au régiment royal d’infanterie. Pendant trente ans ils allaient servir l’armée à travers l’Europe. LAPORTE devait revenir au pays natal comme au jour de son enrôlement. SOULT fut caporal au moment où éclata la Révolution, puis capitaine en 1793, général à 25 ans et dans le sillage de Napoléon il allait devenir maréchal de France avant de présider le Conseil des ministres de Louis XVIII et d’achever sa vie à la présidence du Conseil Général du Tarn.
MARINS – AMIRAUX :
SAINT FELIX – Armand, Philippe, Germain de – 19/09/1737 – 10/08/1819.
Natif de LES CABANNES au château de CAJARC ( au pied de CORDES), Armand de Saint Félix d’une famille de vieille noblesse mais sans fortune, s’engage dans la marine en 1755. Il est capitaine de vaisseau en 1781 sous Louis XVI. Sous la République en 1792 il est nommé Contre-amiral et en 1793 Vice-amiral. Il séjournera de 1771 à 1776, de 1781 à 1784 et de 1791 à 1794 à l’île de France (Maurice) protégeant la route des Indes des navires marchands contre les Anglais. Il participera à la recherche de Lapérouse mais sans succès. Mais l’esprit révolutionnaire des îliens de l’île de France va le conduire au cachot de 1794 à 1795 (pendant 16 mois) du fait de ses origines nobles. Libéré, il demeura dans la colonie où il vécut sur son habitation de Mon Repos dans les Plaines Saint Pierre (Rivière Noire). En 1800 l’Empereur lui accordera une pension. Il retournera en France en 1810 et sera mis en retraite en 1814. En 1815 il sera réhabilité par la Restauration et promu Amiral à 3 étoiles. En 1816, Louis XVIII le comprit dans une promotion de Grand Croix de Saint Louis. Il est fait Marquis de MAUREMONT. Il se retirera dans son château de Cajarc à Les Cabannes où il décèdera le 10 août 1819. ( sa tombe est au cimetière de MAUREMONT). Il comptait 31 campagnes, 16 commandements et 11 combats.
Il avait épousé le 13 mai 1776 une créole de l’île de France, Marie-Anne de Guermeur de Penhoet (décédée en 1792) dont il eu deux filles Augustine et Pauline et deux fils. L’aîné alla s’établir en France après la Révolution. Le cadet, Philippe Gabriel demeura dans la colonie où il épousa en 1813 Thérèse Pas de Beaulieu dont il eut postérité avec trois fils. La famille de SAINT FELIX restée à l’Isle Maurice participa au développement de l’industrie sucrière dans la plaine ouest de l’île ( Savanne, Rivière Noire).
- Commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint Louis.
Cf. : sites internet : olivier.frechet.free.fr et http://perso.wanadoo.fr/lescabannes-81-mairie/village1.htm
- Société Savantes et Belles Lettres du Tarn – Paul MARION – N°31 de 1972
- Dictionnaire biographique - Les TARNAIS –
LAPEROUSE – Jean-François de GALAUP de –23/08/1741 – 1788
Né au manoir du Gô, près d’Albi, il devient en 1756 à 15 ans garde marine à Brest. Il participe alors à de nombreux combats contre les Anglais et voyages notamment dans l’Océan Indien ( l’île Bourbon, Ile de France où il rencontrera une créole Eléonore Broudou, Madagascar, Mahé, l’Inde). Lieutenant de vaisseau en 1777, durant la guerre d’indépendance américaine ( 1778 – 1783) il se signale par plusieurs actions d’éclat contre la destruction des forts anglais de la baie d’Hudson en 1781. Il achète une propriété avec Mengaud de la Hage en 1775 sur l’île de France. Il épouse Eléonore le 13 juin 1783 à PARIS, sans postérité. Capitaine expérimenté en 1785, Louis XVI lui confie l’exploration du Pacifique dans un voyage autour du monde. En été 1786 il reconnaît en détail les côtes d’Amérique de l’Alaska à la Californie. L’été suivant il est le premier navigateur à pénétrer dans les eaux chinoises, la Sibérie et le Japon. Victime d’un cyclone tropical au printemps 1788, ses deux navires sont brossés sur les récifs de Vanikoro au large de l’Australie. Ce n’est qu’en 1827 que le capitaine irlandais Dillon retrouve les traces du naufrage. En 1883, le lieutenant Bénier repêche des ancres et des canons qui sont déposés au pied de la statue de La Pérouse à Albi. Deux monuments et une rue témoignent du passage de LAPEROUSE à CUREPIPE sur l’Ile de France aujourd’hui MAURICE.
Lapérouse, Saint-Félix étaient parent avec la famille des marins albigeois de La Jonquière. Lapérouse fréquenta ROCHEGUDE et MENGAUD de la HAGE (disparu dans un naufrage en 1780 à SEIN) au collège des jésuites d’Albi.
- Chevalier de l’ordre de Saint Louis le 24 mai 1777
- Décoré de l’ordre de CINCINATI en Janvier 1784.
Cf. Jean-François de GALAUP de LAPEROUSE – Musée LAPEROUSE d’ALBI
Revue du Tarn N°178 Eté 2000
Musée LAPEROUSE à ALBI : www.laperouse-france.fr
TAFFANEL – Pierre-Jacques de, Marquis de la JONQUIERE - 1685 – 1752
Natif de Graulhet en 1685, Pierre-Jacques de La Jonquiere fit ses débuts dans la marine à l’époque des guerres menées par Louis XIV. De 1697 à 1710 il est de toutes les batailles navales contre les Anglais. En 1711 il embarque Antoine de LAMOTHE-CADILLAC (Tarn et Garonnais fondateur de Détroit) vers la Louisiane où il vient d’être nommé Gouverneur, puis va participer à la prise de Rio de Janeiro et se mettra au service de l’Espagne de 1713 à 1719. De 1727 à 1746 il pourchasse les forbans et protège la marine marchande qui commerce dans les colonies. En 1746 il a le commandement de l’escadre de la Nouvelle France ( Canada ). Le 27 mars 1747, il est nommé gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle France. Prisonnier des Anglais après de durs combats navals, ce ne fut qu’en 1749 qu’il put prendre possession de son gouvernement de la Nouvelle France à Québec. Il est à l’origine de la fondation de TORONTO en 1750. Il mourut à Québec le 17 mars 1752 universellement regretté. Une épitaphe à l’intérieur de la cathédrale de QUEBEC rappelle que son corps a reçu asile sous les voûtes de cette église à côté de trois de ses prédécesseurs. Les familles de La Jonquiere et de Galaup étaient parentes par leur grand mère respective.
TAFFANEL - Clément de, Marquis de La JONQUIERE - 1706 -1795
Clément suivit comme son oncle (Pierre-Jacques de TAFFANEL – Marquis de la JONQUIERE - 1685 – 1752) la carrière navale. Il pourchasse les forbans, batailla contre les Anglais et participa à la guerre d’Amérique. Il sera tuteur de LAPEROUSE et aidera SAINT FELIX pendant leurs jeunes années. Il épousera une créole de SAINT DOMINGUE. Il fut promu Chef d’Escadre en 1771 et en 1780 lieutenant général des armées navales ( le plus haut grade de l’époque). A la révolution il s’exila en Espagne où il sera fait prisonnier par une corvette française. Il sera ramené en France et fut interné après la prise de Toulon par Bonaparte. Déporté, il mourra misérablement d’épuisement à 89 ans. Clément avait aidé financièrement La Pérouse en 1756.
ROCHEGUDE – Henry de PASCHAL de – 18/12/1741 – 16/03/1834
Natif d’ALBI et tout comme
LAPEROUSE, il fit ses études au collège des Jésuites. Il a commencé une
carrière de marin et en 1773 il entreprend avec KERGUELEN un voyage
d’exploration dans les terres australes depuis l’Ile de France. (Il essaiera de
reconstituer à Albi dans sa propriété l’exotisme qu’il avait connu dans le
jardin de PAMPLEMOUSSE où il séjourna chez l’Intendant Pierre POIVRE lors de
son passage dans cette île. Il est probable qu’il fit la connaissance
d’Eléonore BROUDOU, future épouse de LAPEROUSE, et qu’il rencontrera à ALBI en
1789). Il est nommé Lieutenant de vaisseau, académicien royal de Marine,
chevalier du Saint Esprit en 1776 et participe à la guerre d’indépendance des
Etats Unis d’Amérique en 1778. Il est nommé capitaine de vaisseau en 1786. Sous
la révolution il est promu en 1793 vice-amiral par JEAN-BON SAINT ANDRE, puis
commissaire inspecteur des ports et arsenaux. Il est mis à la retraite sous
l’empire en 1801. La Révolution a fait de lui un homme politique et appartient
au courant de la noblesse. Il siège à l’Assemblée Nationale à partir de 1792 et
participe à la Convention où il vote contre la mort du Roi. Il siège en 1795
aux Cinq-Cents et après son retour définitif à Albi en 1802 fait partie des
municipalités de la ville d’Albi. Il a constitué au cours de sa vie une
bibliothèque encyclopédique de plus de 12 000 volumes et a amassé pendant
ses séjours parisiens ( où il fréquentait LACOMBE SAINT MICHEL, CAMPMAS,
LASOURCE, MEYER…) notes et transcriptions des textes des troubadours
collationnés sur les meilleurs manuscrits. ( Œuvre : Essai d'un glossaire occitanien pour servir
l'intelligence des poésies des troubadours.) Sans héritier direct, il lègue
ses biens, terres, maison, jardin et livres à la ville d’Albi.
Cf : - Catherine et Henry
FLOCH – Un homme des Lumières – L’Amiral de ROCHEGUDE – Ed Grand Sud - 2007
Revue du Tarn 15 septembre 1941 N°24 pages 189 à 224
PEYTES de MONTCABRIER – Joseph-Saturnin de – 09/08/1741- 20/09/1819
Famille originaire de Montcabrier près de Verfeil et Lavaur.
Natif de Toulouse et après sa sortie du collège de Sorèze, Joseph entra à 15 ans dans les gardes de la Marine en 1756 et batailla contre les Anglais. Enseigne en 1764, lieutenant en 1777, capitaine en 1782, il s’illustra lors de la bataille des Saintes le 12 avril 1782. Il servit sous les amiraux d’Estaing, de Guiche et de Grasse et fit avec lui la guerre d’Amérique. En 1788 on le trouve à Saint Domingue puis à Terre Neuve pour protéger le commerce français. Revenu à Saint Domingue en 1790 il y garda pendant 16 mois le commandement de l’île dans les circonstances les plus difficiles. Rentré en France en 1791, il y fut destitué en qualité de noble. Louis XVIII reconnut les faits d’armes de Montcabrier et lui octroya le grade et la pension de retraite de contre-amiral, la grand-croix de l’ordre de Saint Louis et le titre de Comte. Il était aussi chevalier de l’ordre de Cincinnatus. A la retraite, il devint conseiller général de Haute Garonne de 1800 à 1803.
Il se maria en 1765 avec Joséphine de Saint-Lannes dont il eu quatre enfants.
Il mourut le 30 septembre 1819 au château de Beaucru, près de Pinsaguel chez son gendre. Il fut inhumé dans cette même demeure.
PEYTES de MONTCABRIER – Henri de – 03/06/1766-06/06/1833
Natif de Toulouse et fils aîné de Joseph, il entre chez les gardes-marine à Toulon en 1781. En 1788 il est sous les ordres de Saint Félix et prit part à de glorieux combats. Il fut mis à terre par les Révolutionnaires de 1793 à 1795. Réintégré on le trouve à Rochefort, puis à Bordeaux, au Havre ou il organise la flottille de la Manche. En 1804 il est à Boulogne où il fut fait chevalier de Légion d’Honneur. Le 6 avril 1814 il a le commandement en chef de la flottille chargée d’amener à l’île d’Elbe, l’Empereur déchu. Le Roi Louis XVIII le nomma contre-amiral en 1818, chevalier se Saint Louis et officier de la Légion d’Honneur. En 1830 il fut nommé à l’important commandement militaire de la Guadeloupe qu’il assura jusqu’à la fin de l’année. Il sera Maire de Marly, conseiller général de Versailles. Il s’éteignit au château de Noyen, près de Bray en Seine et Marne.
Cf. Henry Gource d’Orval – Almanach du Tarn Libre de 1962.
Emmanuel DIEUDONNE de LAS CASES (Comte) – 1766-1842 ( L’abeille de NAPOLEON )
Il naquit au château de BELLESERRE près de BLAN proche de Lavaur le 21 juin 1766. Après une excellente formation à Sorèze, puis à Vendôme il est recruté comme cadet à l’Ecole Royale militaire de Paris. A la mort de son père, il hérite du titre de marquis. En qualité d’enseigne de vaisseau, il participa au siège de Gilbratar et au combat naval de Cadix en 1782. Aspirant de marine à Brest, il s‘embarque pour les Antilles où il fait connaissance de Joséphine de Beauharnais. De retour à Brest il manque de peu de partir avec Lapérouse. Il entreprit un long voyage maritime au terme duquel il fut à 21 ans élevé au grade de lieutenant de vaisseau. Emigré en Angleterre en 1789 il crée l’Atlas historique et géographique qu’il publiera sous le nom de Lesage en 1802. Il rentrera en France en 1802 pour s’engager dans l’armée et servir sous le général Bernadotte. Napoléon le fait comte d’Empire le 15 août 1810. En 1814, de retour à Paris après l’exil à l’île d’Elbe, Napoléon le nomma Chambellan, conseiller d’état à la marine et le chargea de missions administratives importantes. Après Waterloo le 18 juin 1815 il s’embarque avec 45 personnes et servit Napoléon à Sainte Hélène où il écrivit « le Mémorial », témoignage touchant d’une fidélité et d’un dévouement sans défaillance à l’Empereur. Emprisonné par les Anglais au Cap de Bonne Espérance en 1816, il sera libéré sur l’intervention de l’Empereur d’Autriche. Jusqu’en 1824, il fut le messager de l’Empereur à travers l’Europe. Député de Paris après 1830. Il se retirera aux environs de Paris et mourut le 14 mai 1842 et fut enterré au cimetière de Passy. Il a sa statue à Lavaur inaugurée le 5 octobre 1865.
Cf. : LAS CASES – L’abeille de Napoléon par Jean-Pierre GAUBERT – LOUBATIERES
BRUNET de PANAT de CASTELPERS – Joseph -1700 – 1773
Issu d’une famille de Villefranche de Panat dans l’Aveyron. La partie catholique de sa famille a migré vers Albi. Il termina sa carrière d’officier de marine avec le grade d’Amiral.
Voir site mairie-albi pour quelques portraits de ces grands marins tarnais.
http://www.mairie-albi.fr/arthisto/gens/marins.html
Jean-Baptiste de ROQUEFEUIL-LABISTOUR Vers 1760 il est bâtard de Jacques Philippe Joseph de ROQUEFEUIL-CAHUZAC 1718-1786 et de Marie FABRE. Natif de LIVERS près de Cordes ; il est Officier de Marine et dut à sa bravoure lors de nombreux combats aux Indes d’être maintenu noble puis alla s’installer à l’Ile de France comme exploitant la canne à sucre du côté de Pamplemousse.
(LIVERS est vendu en 1780). A
cette époque son parent Aymar Joseph de ROQUEFEUIL-BLANQUEFORT 1714-1782 est
commandant de la flotte du Ponant et de la place de Brest ( c’est un proche du
Duc de Choiseul puis de Praslin ; il est aussi l’artisan de la rénovation
de la Marine Royale à la fin du règne de Louis XV. Il sera Vice-Amiral de France.
Le 19 décembre1766, il signe la mission pour l’Océan Indien à ROCHEGUDE). La
Révolution venue, ROQUEFEUIL-LABISTOUR fut la providence de sa famille émigrée
qu’il accueillit généreusement à l’Île de France. Une partie de ses descendants
émigrèrent ensuite en Afrique du Sud.
DAIRE Antoine – 1658
– 1738 Corsaire du Roi de France
Natif d’une famille bourgeoise de CORDES le 11 janvier 1658, il est
garde marine à Toulon en 1674. En 1680 il est enseigne de vaisseaux et reçoit
une formation de bombardiers de la marine. En 1684 il est lieutenant de
galiotes à bombes et bombarde Gênes puis en 1685 Tripoli. Il est capitaine de
galiotes à bombes en 1688 et bombarde Alger et contraint les Algériens à faire
la paix. En 1689 il est à Brest et participe à des combats contre les Anglais.
Il se marie à Toulon en 1691. Il bombarde Nice en 1692 puis Barcelone et
Alicante. En 1693 il est au Ponant sous les ordres de Vauban. En 1696 il combat
les Anglais et est fait capitaine de vaisseau à Toulon. Le 6 octobre 1694, le
roi le fait corsaire et lui prêta ses bateaux pour faire la course. De 1704
à1708 il fit plusieurs prises considérables aux Anglais, Espagnols et Italiens.
En 1712 il est au Mexique. En 1715 il est ennoblit par le Roi pour services
rendus. En 1716 il acquiert le marquisat de Mailhoc et les possessions de la
maison d’Izarn. En 1728 il se retire de la marine. Il mourut à Paris le 5 juin
1738 à l’âge de 80 ans.
Cf
Revue du Tarn N°178 Eté 2000 – Le corsaire de Louis XIV : Antoine DAIRE
par Raphaël de LASBORDES
LAUMET de LAMOTHE
CADILLAC – Antoine – 05/03/1658
– 17/10/1730
Natif de LAUMONT, un bourg situé près de SAINT NICOLAS de la GRAVE,
fondateur de DETROIT et dont le séjour en Nouvelle France débute en ACADIE vers
1683. Gouverneur de la LOUISIANE en 1713.
Rappelé en France en 1717, il sera gouverneur de CASTELSARRAZIN ville
située non loin de son village natal. C’est là qu’il est mort le 15/10/1730
Cf.
Livre de Jean MAUMY – Moi, CADILLAC, Gascon et fondateur de Détroit – PRIVAT –
2002
LA VALETTE
PARISOT – Jean – 1494 - 1568
Natif de PARISOT
en Rouergue au château de LABRO en 1494
Il offrit à l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem après
leur expulsion de RHODES en 1522, la défense de l’île de MALTE qui était
devenue le boulevard de l’Europe en Méditerranée. Il commanda le siège de MALTE
en 1565 contre la flotte Ottomane et ses 30 000 combattants. Sa victoire
arrêta l’expansion Ottomane vers l’Europe. C’est à Malte que fut créé l’ordre
des hospitaliers qui continue de soulager la misère des humains victimes de conflits
et de guerres à travers le monde.
Cf. Livre de Jean MAUMY – LA VALETTE Grand Maître de la Victoire – L’Harmattan – 2006
ABRIAL Jean-Marie – 17/12/1879
Natif de Réalmont, il fit ses
études à Saint Théodard de Montauban puis Besançon et Paris. Admis à l’école
navale, il navigua sur différents bâtiments vers Terre Neuve et Mer de Chine
jusqu’en 1905. Il se spécialise dans l’artillerie et prit part activement à la
guerre sur mer de 1914 à 1918. Capitaine de corvette puis de frégate il est
nommé capitaine de vaisseau à Toulon en 1924. En 1927 il est nommé Chef de l’Escadre
de la Méditerranée. Contre amiral en 1931 il est appelé au ministère de la
Marine. En 1939 il est Préfet Maritime à Toulon et en 1940 Commandant des
forces maritimes du Nord à Dunkerque. En mai 1940 il fit évacuer 335 000
soldats anglais et français de l’armée du Nord à Dunkerque pour Douvres. Le 18
juin 1940 il est fait prisonnier par les Allemands à Cherbourg et conduit en
Saxe. Suite à une intervention du Maréchal Pétain, il est libéré et part
prendre le gouvernement de l’Algérie en Septembre.
Cf. Revue du Tarn du 15 mars 1941
N°22
POLITIQUES :
JEAN-BON
SAINT-ANDRE – André – 25/02/1749 –
10/12/1813. Natif de MONTAUBAN d’une famille protestante dont le père était
facturier. Il fit ses études de théologie à Lausanne et fut ensuite pasteur à
Castres (1773-1783) puis à Montauban (1788). On le retrouve Capitaine au long
cours de marine marchande sous Louis XVI. Marié en 1778 à Marie de SUC de
Castres, son épouse passera toute son existence à Montauban et n’auront pas de
descendance. Au moment de la Révolution il est élu en 1792 député du LOT à la
Convention (Montagnard). Il vote la mort du Roi. Membre du comité de salut
public avec Robespierre, il participa à la terreur de 1793 à 1794. Il s’illustra
en février 1794 en faisant adopter le drapeau tricolore à 3 bandes égales et
verticales et, en avril 1794 à BREST en remettant de l’ordre dans l’arsenal
et en reconstruisant la flotte et en y rétablissant la discipline. Il fera de
même ensuite à TOULON. ROCHEGUDE fut son collaborateur au comité de la marine
et Jean-Bon le nommera contre-amiral. On le retrouve fin 1795 consul à Alger
puis fin 1797 à Smyrne. Début 1798 il renoue correspondance avec ses anciens
collègues revenus aux affaires dont Lacombe Saint-Michel. Jean-Bon Saint-André
était aussi maçon et proche du Grand Orient.
En septembre 1798 il est arrêté et emprisonné
pendant 3 ans sur les bords de la mer Noire par les Turcs; il ne revient en France qu’en 1801, ruiné par
les évènements et va rencontrer Bonaparte.
Bonaparte le nommera préfet du Mont Tonnerre
le 01 décembre 1801 et commissaire général dans les 4 départements de la rive
gauche du Rhin. Il décèdera le 10 décembre 1813 à Mayence du typhus contracté
en accueillant la grande armée de retour en France. Il fit don de sa
bibliothèque aux étudiants protestants de Montauban. Un monument à sa mémoire
existe à Mayence sur son tombeau.
Napoléon le fit
chevalier de la Légion d’honneur et baron d’empire.
Source: JEAN-BON
de Daniel LIGOU Ed Messidor - 1989
Olympe de GOUGES – 07/05/1748
– 03/11/1793
Native de MONTAUBAN et fille naturelle de Jean-Jacques LEFRANC de CAIX, marquis de POMPIGNAN. Veuve, en 1767 elle rencontre Jacques Béatrix de ROZIERES entrepreneur des transports des armées. Elle le suit à PARIS avec son fils Pierre et ne reviendra plus jamais à MONTAUBAN. Belle, intelligente, elle choisit la liberté plutôt que le remariage. Révolutionnaire, elle apprend le maniement des mots et publie nombre de pièces de théâtre et textes revendicatifs. Elle n’aura de cesse de mener des combats pour les droits des orphelins, des enfants naturels, pour le divorce, pour l’éducation des filles, contre l’esclavage, pour la démocratie et bien sur pour les droits des femmes qui n’obtinrent le droit de vote qu’en 1944. On lui doit « La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » en septembre 1791. Elle fut très proche de CONDORCET, LA FAYETTE, MIRABEAU et du Duc d’ORLEANS. Elle sera guillotinée le 03 novembre 1793 et la première femme mise à mort après Marie Antoinette.
Source : Olympe de GOUGES de Sophie MOUSSET. Ed du FELIN 2003
CAMPMAS – Pierre Jean Louis – 27/07/1755 – 27/04/1821
Natif de CARMAUX ; il est avocat au Parlement de Toulouse à partir
de 1778. Il est membre du conseil général du Tarn en 1790 et est élu
représentant du Tarn à la Convention. Montagnard, il vote la mort du Roi. Il
est nommé en octobre 1797 commissaire du Directoire auprès de la municipalité
d’Albi. En 1809 il rédige pour cette municipalité un mémoire pour s’opposer
aux tentatives faites par Castres pour récupérer le chef lieu du département. Frappé
par la loi du 12 janvier 1816 exilant les régicides, il s’installe à Milan d’où
il rentrera en novembre 1818 pour se retirer aux Caussels.
Ref : Revue du Tarn N° 32 15/09/1943
CAMPMAS – Jean-François – 10/05/1746 – 21/03/1817
Natif de MONESTIES, il est Docteur en médecine. Il représentera le Tiers Etat pour la sénéchaussée de Toulouse aux Etats Généraux de 1789, puis fut élu à la Constituante de 1789 à 1791. Désabusé de Paris il se retirera à Albi pour finir comme médecin à l’hôpital.
CARDONNEL – Pierre de – (20/05/1770-11/07/1829)
Natif de MONESTIES, il fut magistrat et attaché aux valeurs traditionnelles de l’Ancien Régime. Juge au tribunal d’Albi sous la Constituante, il doit se cacher pendant la Terreur. Il est élu au Conseil des Cinq Cents pour le Tarn le 12 octobre 1795. Il y défend les positions des royalistes et n’échappe à la déportation que grâce à l’intervention de son compatriote LACOMBE SAINT MICHEL. Il se retire alors dans le Tarn (1798). Il accepte le régime napoléonien comme moindre mal et devient député au Corps législatif puis conseiller à la cour d’appel de Toulouse (1811). Ce fidèle royaliste est anobli par le Roi dès décembre 1814. Membre de la majorité ultra , il propose de rendre l’état civil au clergé. Réélu en 1816, il va combattre avec acharnement les libéraux et les “ doctrinaires ”.
CIVILS :
BALSSA ou BALZAC – Bernard-François – 22/07/1746 - 1829 – Père d’Honoré de BALAZAC
Originaire de CANEZAC dans la vallée du VIAUR, il fut clerc de notaire à CANEZAC et en 1766 rejoint PARIS où il noue des relations avec des méridionaux qui lui procureront des places d’employés de bureau. La cousine germaine de LACOMBE SAINT-MICHEL, Marie-Brigitte LACOMBE de BLANCHEFORT, née à La REGAUDIE non loin de Canezac, a épousé en 1777 Jean BALSSA, le frère cadet de Bernard-François. Ce dernier va bénéficier de la protection de ce compatriote tarnais devenu notable du nouveau régime et en 1792 il entre dans l’administration de subsistances militaires. Trois ans plus tard il est nommé directeur des vivres de la 22ème région militaire à TOURS. En 1797, à 51 ans, il épouse la fille d’un ancien collègue, Laure SALLAMBIERS, parisienne âgée de 18 ans. Honoré naîtra de cette union le 20 mai 1799 et sera l’aîné de quatre enfants. Revenu à PARIS en 1814 et mis à la retraite en 1819, Bernard-François mourra à PARIS en 1829, l’année où son fils signera pour la première fois son premier roman de la Comédie Humaine : Les Chouans..
Louis BALASSA, frère de Bernard fut condamné à mort le 14 juin 1819 devant les assises du Tarn et guillotiné à Albi sur la place du manège le 16 août 1819. Il avait étranglé une femme de Mirandol, Cécile Soulié, qui était prodigue de ses charmes….
Cf. La vie prodigieuse de Bernard-François BALSSA
de Jean Louis DEGA – Ed SUBERVIE
PORTAL – Antoine – (05/01/1742 – 23/07/1832)
Natif de GAILLAC, il fut un célèbre médecin anatomiste, fondateur
de l’Académie de Médecine. Il soigne Louis XV, Louis XVI qui le fit écuyer en
1785. Il traverse la République sans encombre en conservant sa chaire
d’anatomie à l’Académie des Sciences. Chevalier de l’Empire il soignera le Pape
Pie VII en exil. Il reprend ses fonctions de médecin du Roi auprès de Louis
XVIII le persuadant de transformer son cercle médical en Académie royale de
médecine ( 1820) dont Portal sera Président à vie. Charles X le confirme
dans ses fonctions et le fait baron (1824). Louis Philippe ne le conservera pas
comme médecin.
BERBIGIER – Jean-Baptiste de – 10/10/1765 – 23/12/1833 - Natif de BRUNIQUEL il sera Ingénieur Architecte de la ville d’Albi et dressera le premier plan d’alignement dont Maries, qui lui succèdera, s’inspirera.
LESCURE – Louis-Marie de – 13/10/1766 – 04/11/1793 Descendant de la
famille de LESCURE en Albigeois, il est sous lieutenant de cavalerie en 1784 où
il vit à la cour du Roi, puis capitaine en 1791. Il prit part à la
guerre de Vendée (1793–1796) où il est mortellement blessé à la bataille de
CHOLET.
LAVABRE – Guillaume – 01/05/1755 – 23/03/1845 Natif de
PUYLAURENS, cordonnier comme son père, mais surtout poète, exerça ses talents
en chantant les évènements de la Révolution et de la Restauration. La Garisou de Marianno écrite en octobre
1792 et chantée dans tout le Midi, fait de lui, “ l’inventeur ” de
MARIANNE baptisant ainsi la République.
( Le choix du prénom Marianne fait référence aux jeunes filles des campagnes
qui venaient à la ville comme bonnes et portaient souvent ce prénom catholique
très répandu à l’époque).
Source : Les
Tarnais – Dictionnaire biographique – Fédération des Sociétés Intellectuelles
du Tarn.
RELIGIEUX :
MOLINIER
– Jean-Guillaume - 07/02/1733 – 31/01/1813
Fils d’agriculteur de Saulieu, commune de MILHARS, il fit ses études chez les doctrinaires et entra dans cette congrégation comme enseignant. En 1789 il est recteur du collège des doctrinaires de TARBES. Il adhère en 1790 à l’association tarbaise des amis de la Constitution, y prend une part active et fait paraître un catéchisme de la Constitution civile du clergé. Il est élu évêque des Hautes Pyrénées en mars 1791. Membre de l’administration départementale, il y reste même pendant la terreur en 1793 sans pour autant abdiquer la prêtrise. Après la séparation de l’église et de l’état de février 1795, il peut reprendre ses activités d’évêque mais il quitte l’administration départementale. En 1801, après le Concordat, il démissionne. Il se retire alors à Paris et rejoint les évêques constitutionnels démissionnés autour de l’abbé Grégoire. Il décèdera à Paris le 31/01/1813.
GAUSSERAND – Jean-Joachim 25/12/1749 – 12/02/1820 - Natif des AVALATS sur Saint Juéry, il fut promoteur du diocèse d’Albi en 1779. Elu aux Etats Généraux il sera ensuite élu évêque constitutionnel du Tarn. Refusant la rétractation en 1804, il se retirera à Toulouse jusqu’à sa mort.
d’ARCAMBAL DES LACS du BOUSQUET – Jacques 15/08/1733 – 10/1805 - Natif des CABANNES, château de la Bonaudié, il fut docteur en théologie de la faculté de PARIS. Il sera précepteur du Duc d’ENGHIEN fusillé à VINCENNES en 1804. Dernier abbé commendataire de l’abbaye de CANDEIL (1771-1790). Il se réfugie en Espagne à la Révolution, puis retournera et restera à Albi au Castelviel.
GIBRAT – Jean-Baptiste – 23/11/1727 – 1801
Natif de GAILLAC, prêtre de la Doctrine Chrétienne, principal du collège de Castelnaudary; il fut jureur sous la Révolution. Il fut à la fois, un vulgarisateur en géographie avec 2 ouvrages parus en 1787 et 1790 et un auteur de textes religieux et d’hymnes pour les offices.